Chaque épisode du podcast, mis en mots et déplié en un quart d'heure de lecture.
Enfant, Denis David entendait cette phrase que tu connais sans doute : « tu nais avec ton stock de neurones et il ne fait que diminuer ». La science a tranché, et c'est tout le lien entre neuroplasticité et apprentissage qui se rejoue. Ton cerveau fabrique de nouveaux neurones chaque jour, de la naissance à la mort, et ce que tu fais de ton corps décide combien.
Trente ans après les faits, Muriel sent encore « comme une ancre » les mains de son ex-mari. Son histoire éclaire le lien entre trauma et posture : comment un choc ancien continue de bloquer la marche, et comment la reprogrammation neuro-posturale aide à s'en relever, sans médicament et à condition d'accepter le temps long.
Une épaule qui fait souffrir depuis deux ans, des radios et IRM normales, et une émotion bien trop grande pour la blessure. Et si une partie des douleurs classées inexpliquées relevait du trauma plutôt que d'un meilleur scanner ? Cet épisode du 1/4h LabO #146 relie trauma et douleur chronique avec Marine Blaising Remillon, kiné et hypnothérapeute, et Adrien, neurologie fonctionnelle LabO RNP.
La rééducation est finie, le corps est réparé, et pourtant l'athlète ne repart pas. Surmonter la peur après blessure devient alors le vrai chantier : un boxeur qui n'ose plus engager son bras arrière, une triathlète bloquée devant l'eau trouble. Victor Sebastiao, préparateur mental des équipes de France de savate boxe française, raconte comment il retourne ce verrou en courage.
Trauma et posture vont ensemble bien plus souvent qu'on ne le croit. Regarde qui passe la porte. En consultation, en stage, en consulting, en formation : quasiment 100 % des gens arrivent aujourd'hui avec une problématique émotionnelle active. Et là, je ne te donne pas une impression. C'est ce que nos testings montrent, noir sur blanc : énormément de réflexes de Moro encore présents, énormément de réflexes de peur paralysante. De gros bloqueurs émotionnels, qui tournent en arrière-plan. Voilà pourquoi ça coince sur le terrain. Tu travailles la douleur, la raideur, la posture, et la personne résiste. Rien d'anormal. Ce que tu vois (sa façon de se tenir, de bouger, de se sentir) est une sortie. C'est produit par un cerveau qui, lui, a décidé de se mettre en protection. Tant qu'il reste en mode survie, il ne peut rien fabriquer de sécuritaire : ni du mouvement propre, ni de la performance, ni l'arrêt des tensions qu'il génère pour se défendre. Le vrai levier est en amont. On va le démonter ensemble, étape par étape, exactement comme on l'a fait pendant ces deux mois sur le trauma et la posture.
Arrête de bosser à l'empirisme, pose de la data. Le velocity based training et les plateformes de force font bien plus que suivre une charge : utilisés comme instruments de mesure, ils objectivent l'effet réel d'un travail sur le système nerveux et sur la boucle perception-action. Voilà pourquoi tu vas vouloir des chiffres, et comment vérifier concrètement qu'une intervention améliore vraiment la motricité de ton athlète ou de ton patient.
Tu connais ce sportif qui explose ses chiffres à l'entraînement et retombe sur ses vieux schémas le jour J. L'entraînement neuro-athlétique éclaire ce paradoxe en repartant de la boucle perception-action et de quatre compétences essentielles du sportif. Bien voir, bien s'équilibrer, bien bouger, bien intégrer.
L'entraînement neurocognitif part d'un constat d'Anthony Lespade, functional mental coach installé à Bordeaux : dans un quotidien « extrêmement parasitaire », nos facultés attentionnelles s'érodent, et le sportif n'y échappe pas. Comment les remuscler sans gadget ? Réponse.
Tu passes la pointe d'un stylo sur le bord externe du pied : souvent, rien. Près de 70 000 terminaisons nerveuses partent de cette zone, et elle dort. C'est là que la plupart des protocoles de renforcement du pied calent, et voici par où passer pour s'en sortir.
Un jeune basketteur cartonne à l'entraînement. Il enchaîne, il shoote, il bouge bien. Le match arrive, et tout s'écroule. Deux ou trois mauvaises actions suffisent : il revient au banc en lâchant « c'est bon, je fais un match de merde, je suis nul, j'arrive plus à shooter ». Le plus frappant, c'est ceux qui décrochent avant même le coup d'envoi. Lindit Osdautaj, prépa physique et coach de boxe anglaise formée Labo RNP, le formule simplement : « ils ont même pas encore fait l'exercice qu'ils savent déjà qu'ils vont pas y arriver ». Le talent physique, lui, est bien là. Ce qui sabote la performance sportive, c'est le discours intérieur, ces croyances limitantes qui tournent en boucle. Lindit a une phrase pour ça : « on est les meilleurs pour s'autosaboter. » Reste à voir de quoi on parle au juste, d'où ça vient, et comment un entraîneur peut faire sauter ces verrous directement sur le terrain.
La respiration mérite-t-elle une place centrale dans l'entraînement sportif ? Wim Hof, Oxygen Advantage, les méthodes tournent en boucle, mais dès qu'on prend le temps de tester les gens, le verdict tombe : très peu savent vraiment bien respirer. Avant d'empiler une technique, on remet d'abord chacun en capacité de bien respirer.
On dit que le Pilates recentre, améliore la posture, la coordination et l'équilibre. Personne, ou presque, ne sait l'expliquer. Pilates et neurosciences se rejoignent pourtant dans chaque séance, autour de quatre mécanismes : la respiration, la première motricité, la réintégration des réflexes archaïques et le cervelet.
On prend une question du corps en mouvement, on remonte au système nerveux qui l'organise, et on la rend lisible. Sans jargon inutile, sans raccourci faux.
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Sept entrées dans la même lecture du mouvement. Tu es dans la deuxième.