Chaque épisode du podcast, mis en mots et déplié en un quart d'heure de lecture.
Tu cherches des exercices pour le mal de dos en bas du dos ? Baptiste Jannic est coach sportif dans la Drôme. Ses nouveaux clients arrivent presque tous avec la même phrase à la bouche : « j'ai mal au dos ». Et la plupart ont déjà tenté une routine dénichée en ligne, tu sais, celle qui promet « la solution parfaite contre le mal de dos, fais cette routine ». Ce qu'il observe, séance après séance, suivi après suivi : sur ces vidéos, peut-être la moitié des gens vont vraiment mieux. L'autre moitié lâche l'affaire et se dit « il y a un problème avec moi, mince ». Et si le souci n'était ni toi, ni la routine ? Baptiste a une phrase qui tient toute sa pratique : « ton dos n'est pas ton problème, c'est ta solution. » Traduction : quand le bas du dos fait mal, la plupart du temps, c'est qu'il bosse à la place d'autre chose. Le vrai coupable se cache ailleurs, très souvent du côté des hanches. Reste à le débusquer chez toi, et à lui envoyer la bonne stimulation. Voilà tout le sujet de cet épisode du 1/4 H Neuro, et de cet article.
Romain squattait, et à chaque séance, mal au dos, sans exception. Le problème vient du squat, ou il vient de lui ? C'est là que la boucle sensori-motrice entre en scène : une grille de lecture du terrain qui relie posturologie, réflexes archaïques, neurofonctionnelle et entraînement.
Un réflexe encore actif à l'âge adulte trahit une boucle sensorimotrice restée immature. L'intégration des réflexes archaïques devient alors un outil de recalibration pour qui cherche un meilleur équilibre. Reste à situer sa place exacte dans la boucle, et à savoir quand l'utiliser.
Tu peux masser une cicatrice avec application et nourrir sans le savoir l'inflammation que tu cherchais à calmer. Comment travailler une cicatrice dépend entièrement de ce que tu as sous les doigts : une cicatrice inflammatoire et une cicatrice fibrosée ne se traitent pas pareil. Voici la grille de lecture de Margot Sintes pour reconnaître le type et la phase, savoir quoi faire et quoi éviter.
À l'école, les enfants restent assis sur une chaise du matin au soir. Et celui qui gigote, qui n'arrête pas de bouger sur son siège, file directement dans la case « mal élevé ». Sarah, prof des écoles devenue coach sportif, voit la scène à l'envers : l'enfant qui s'agite ne te tourne pas le dos, il se mobilise pour réussir à t'écouter. Cette stimulation, il en a besoin pour tenir. Au fond, motricité et apprentissage de l'enfant avancent ensemble. Elle pousse l'honnêteté plus loin. En formation, à moitié enseignante à moitié encore élève, on l'asseyait elle aussi pour des amphis de trois ou quatre heures. Au bout d'un moment, elle décrochait, elle passait à autre chose. Le constat fait mal : on exige des enfants ce que nous, adultes, on n'arrive même pas à tenir. Alors retourne la question. Et si le mouvement était la condition de l'apprentissage plutôt que son adversaire ? Sarah garde un souvenir qui résume tout. Un enfant venu en stage, toujours en mouvement, toujours dans l'excès. Après un simple bercement de dix secondes au moment du retour au calme, il lui glisse : « c'est la première fois de ma vie que je sens mon corps apaisé. » Le feedback vient de l'enfant lui-même, en direct.
Tu peux avoir la programmation la mieux calculée du monde et tout rater le jour J. Julien Vecchione le dit sans détour : si ton athlète pense que tu es un con, ça ne marchera pas. Toute sa philosophie d'entraînement sportif tient dans cette tension entre la technique parfaite et la relation humaine, avec une question qui ne lâche pas : qu'est-ce qui fabrique vraiment un bon entraîneur ?
Un enfant autiste tourne sur lui-même, vite, longtemps, puis repart marcher droit, sans vomir. Juste à côté, un autre ne tient en place qu'en gigotant. Deux comportements opposés qui parlent peut-être du même système sensoriel en train de se chercher. La recherche sur les réflexes archaïques et l'autisme donne un cadre pour les lire, là où réflexes archaïques et systèmes sensoriels forment un seul socle.
En entraînement visuel de performance, le réflexe est toujours le même : sortir les balles, le jonglage, le suivi du regard, faire bosser l'œil-main pendant des semaines. Et rien ne bouge vraiment. Frédéric Sabre, référent vision chez LabO RNP, propose un autre regard : avant l'exercice, l'ordre. Une pyramide de développement visuel te dit quel étage valider avant de monter au suivant.
Tu lèves le bras vers ta tasse, tu la rates de quelques centimètres. Avant même que tu décides de bouger, ton système nerveux a tranché : ta survie passe avant ta performance, et si ton équilibre n'est pas calé, ton geste perd en précision. On va voir pourquoi l'équilibre conditionne chaque geste, comment il se construit, et par où commencer l'entraînement de l'équilibre sans te tromper de dose.
Un avocat brillant de 45 ans, immobile au point de ne plus pouvoir tourner la tête sans pivoter tout le corps. Alain Couturier a vu là son propre futur, et il a choisi le mouvement. Le mouvement humain, c'est justement ce regard qui sépare un corps qui se fige d'un corps qui reste vivant.
Être laxe ressemble à un cadeau, jusqu'à ce que la facture arrive en blessures. Alizé Warion, coach formée à la prépa physique, a bâti un entraînement de contorsion où la souplesse ne va jamais sans la force ni le travail neuro. Pile ce qu'il faut quand on est souple et qu'on ne contrôle rien.
Tu enchaînes les stimulations neuro en formation. Ta mobilité se débloque, tu le sens. Reste une question suspendue : est-ce que ça améliore vraiment ta performance dans un MetCon, ou est-ce que tout se joue dans ta tête ? Quentin Bourré, préparateur physique et élève chez Labo RNP, a sorti la carte bleue pour des capteurs d'oxygène et placé l'oxygénation musculaire au cœur de sa performance, histoire de poser des chiffres là où il n'avait que du ressenti.
On prend une question du corps en mouvement, on remonte au système nerveux qui l'organise, et on la rend lisible. Sans jargon inutile, sans raccourci faux.
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Sept entrées dans la même lecture du mouvement. Tu es dans la deuxième.