Chaque épisode du podcast, mis en mots et déplié en un quart d'heure de lecture.
Le joueur passe ses soirées au gymnase, seul face au panier. Cent tirs, deux cents, trois cents par séance, et il stagne quand même. La pratique délibérée sport raconte une autre histoire que le mythe des 10 000 heures : ce qui compte, c'est la nature de chaque répétition, pas le compteur d'heures. Tout le sujet de ce quart d'heure neuro tient là, et dans ce qu'elle exige pour transformer la répétition en progrès réel.
« Vous dites souvent que les facteurs émotionnels bloquent la posture, pour quelles raisons ? » Cette question de terrain a lancé le quart d'heure Neuro, et la réponse relie réflexes archaïques et posture plus étroitement qu'on ne le croit. Pour comprendre, il faut remonter à la construction du cerveau, du nourrisson au système nerveux de l'adulte.
On l'étire au réveil, on lui prête nos émotions, certains praticiens ne jurent plus que par lui. Seulement, la plupart d'entre nous passent la journée assis, et dans cette vie-là, le psoas reçoit peut-être l'exact inverse de ce qu'on lui sert. Étirer, renforcer ou bouger : cet article te donne de quoi trancher pour ton propre cas, en comprenant pourquoi la vraie clé passe par le système nerveux et le mouvement.
La question revient au comptoir presque chaque semaine. « C'est quoi le protocole de réathlétisation après une blessure musculaire ? » Le préparateur physique veut la recette : claire, applicable, réutilisable. Et sur les réseaux, le ton monte d'un cran. Un post affirme que la réathlétisation revient au préparateur physique et pas au kiné, et la riposte fuse aussitôt, côté kinés cette fois. Deux camps qui se disputent un terrain dont la frontière reste floue. La réponse honnête va décevoir ceux qui attendent une fiche à imprimer. Il n'y a pas « un » protocole. Il y a une bonne question, et elle tient en trois morceaux : quels principes, pour qui, et avec qui. Une lésion musculaire se travaille par principes individualisés, en remettant d'abord en route le système sensoriel avant de rebâtir la charge, dans une collaboration où kiné et préparateur restent chacun dans leur cadre. On déroule à partir de là.
Quinze ans de badminton, un genou droit tendu en permanence, des tendinites qui reviennent toujours à la même cheville, et des examens (IRM, radios) qui ne montrent rien. C'est le cas type qu'on voit débarquer régulièrement, et la douleur est bien réelle. Pour prévenir ces tendinites au badminton, il faut lâcher la zone qui crie et regarder un cran plus haut : ton système nerveux et ton historique de blessures.
Mi-juillet. Un joueur de football de bon niveau ouvre enfin son « programme de reprise ». Au menu : courir 40 minutes, plus quatre séries de 75 abdos ciseaux. Et avant ça ? Rien. Aucun suivi de toute la saison. On le laisse seul pendant des mois, puis on lui colle un protocole sorti de nulle part à la dernière minute. Cette scène, tu la croises dans la plupart des clubs et des structures, sous deux formes. Première erreur : couper net, ne plus rien faire pendant deux mois pleins. Deuxième erreur : balancer un programme bricolé qui ne tient sur aucune logique. Dans les deux cas, on rate l'essentiel. Parce que ce qu'on perd à l'arrêt suit des règles précises : la vitesse à laquelle une qualité se dégrade dépend de la qualité elle-même et du régime de contraction que tu as travaillé. Connaître ces règles, c'est gérer ta trêve au lieu de la subir. Voici comment caler ton entretien physique d'intersaison.
Ce week-end, aux CrossFit Games, une des meilleures athlètes du monde claque le coude en plein mouvement d'haltérophilie. La vidéo tourne, les réseaux tranchent : la technique. Sauf que la prévention d'une blessure d'épaule en CrossFit se joue ailleurs, en amont, là où le déséquilibre se voyait déjà sur des photos antérieures.
Beaucoup réduisent le grand coach à un palmarès et une rangée de diplômes. Le terrain dit autre chose. Voici les cinq postures qui distinguent vraiment un bon coach sportif, et comment les cultiver semaine après semaine.
Tu charges la barre, tu enchaînes tes séries de soulevé de terre ou de squats, et à chaque séance le bas du dos tire au même endroit. Le mal au dos en soulevé de terre se règle rarement à la barre : tout commence sous le pied, dans l'ancrage et la chaîne postérieure. Avant le travail technique, un passage obligé, l'avis médical.
Faire une ou deux répétitions de plus du côté faible ne suffit pas à corriger un déséquilibre musculaire. L'écart résiste parce qu'il se joue beaucoup plus haut que le muscle, dans le système nerveux qui le commande. On remonte la chaîne pour voir d'où vient l'asymétrie et comment la corriger vraiment.
À la veille de la rentrée, un coach nous pose une question toute bête : comment caser l'entraînement neuro en CrossFit dans une box, surtout avec la vague de nouveaux qui débarque ? La réponse tient en quatre mots qu'on répète depuis le début : tester, pratiquer, retester, individualiser. Voilà comment tu l'installes pour de vrai, du premier cours de fondamentaux à une progression étalée sur l'année.
Force ou condition physique : un abonné de LabO nous demande pourquoi il voit autant de force lourde et si peu de travail de fond sur les réseaux. Bonne question, parce qu'elle met le doigt sur un écart bien réel : ce que le média récompense, le lourd, le visible, l'instantané, ce sont rarement les choses qui construisent un athlète. Remettons chaque pièce à sa place, du socle de condition physique jusqu'au geste spécifique.
On prend une question du corps en mouvement, on remonte au système nerveux qui l'organise, et on la rend lisible. Sans jargon inutile, sans raccourci faux.
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Sept entrées dans la même lecture du mouvement. Tu es dans la deuxième.