Tu charges la barre, tu enchaînes tes séries de soulevé de terre ou de squats, et à chaque séance le bas du dos tire au même endroit. Le mal au dos en soulevé de terre se règle rarement à la barre : tout commence sous le pied, dans l'ancrage et la chaîne postérieure. Avant le travail technique, un passage obligé, l'avis médical.
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Tu charges la barre, tu enchaînes tes séries de soulevé de terre ou de squats, et à chaque séance le bas du dos tire au même endroit. Le mal au dos en soulevé de terre se règle rarement à la barre : tout commence sous le pied, dans l'ancrage et la chaîne postérieure. Avant le travail technique, un passage obligé, l'avis médical.
Le premier geste, c'est le médecin. Et derrière, peut-être un kiné. La raison tient en une phrase : on ne sait pas ce que tu as. Tu peux traîner un problème de dos qu'aucun travail technique ne réglera, et tant qu'il n'est pas posé, tout le reste attend.
Le signal qui doit t'alerter, c'est la régularité. Une douleur qui revient à chaque séance, qui s'installe dans le temps, doit te pousser à poser les bonnes questions plutôt qu'à charger davantage. Une douleur chronique, ça s'examine. Tu ne la laisses pas traîner dans un coin.
Tout ce qui suit suppose que ce drapeau a été levé : médecin d'abord, travail neuro et technique ensuite.
Le squat et le soulevé de terre sont deux patterns différents. Le squat, c'est une flexion de jambes. Le deadlift penche davantage vers la flexion de hanche. Tu ne bouges pas de la même manière sur l'un et sur l'autre.
Pourtant les deux convoquent le même acteur : la chaîne postérieure. C'est la chaîne des extenseurs, celle qui te redresse et te ramène droit. Quand elle manque de développement, ou qu'elle ne s'active pas au bon moment, le geste va chercher de la force ailleurs. Et c'est souvent le bas du dos qui ramasse le travail.
Donc quand le dos tire, l'exercice n'est pas le coupable. Un maillon de la chaîne ne tient pas son rôle, et la douleur te le signale.
La chaîne postérieure démarre sous le pied. Si le contact avec le sol est mauvais, si la perception de la voûte plantaire reste immature, avoir une chaîne postérieure active devient compliqué. La base manque, et tout ce qui se construit dessus vacille.
Le cue concret de l'épisode : plante tes gros orteils dans le sol. Pose bien les pieds au contact, puis cherche un torque interne, une rotation comme si tes pieds voulaient se rapprocher l'un de l'autre sans bouger. Cette torsion, mariée à l'ancrage du gros orteil, change tout.
Et le test est immédiat. Dès que tu plantes les gros orteils, tu sens la chaîne postérieure s'allumer : mollets, ischios, fessiers se mettent au travail. Tu n'as plus à y penser de façon abstraite, tu le ressens dans la jambe. C'est ce ressenti qui sert de point de départ à toute la suite.
Tu peux reproduire cet engagement debout, sans barre, avant même de soulever quoi que ce soit. Pose les pieds, ancre les gros orteils, applique le torque interne, et concentre-toi sur l'engagement musculaire qui en découle. L'idée : retrouver la sensation de la chaîne postérieure à vide, pour la rappeler ensuite sous charge.
Parfois, ça vient de plus loin que la technique : une immaturité de certains réflexes archaïques. Quand ils ne sont pas bien en place, ils t'empêchent d'utiliser tes pieds correctement, et la tension qui en résulte peut remonter jusqu'au dos.
Le réflexe de Babinski en fait partie. Mal développé, il te complique l'ancrage des orteils, et en particulier des gros orteils, au sol. Or on vient de le voir, c'est précisément cet ancrage qui allume la chaîne postérieure. Sans lui, les chaînes musculaires censées entrer en jeu pendant le soulevé ou le squat s'engagent mal. D'autres réflexes méritent le même regard : le réflexe d'allongement croisé, la reptation, qui participent à la façon dont le pied travaille autour de la hanche.
La cascade mécanique se lit bien sur un pied. Voûte plantaire normale, tout roule. Mais si le pied s'affaisse vers l'intérieur, le genou rentre, ce qui crée une rotation de toute la jambe, puis une rotation au niveau de la hanche. Mets les deux pieds dans ce schéma : tu obtiens une double orientation vers l'intérieur, mauvaise nouvelle pour le dos. Un pied vers l'intérieur, l'autre vers l'extérieur, et c'est une vrille du bassin.
Ajoute des réflexes toniques asymétriques ou un réflexe de Galant mal en place, et l'instabilité au niveau du bassin grimpe encore. Le dos paie l'addition de tout ce qui ne s'est pas réglé en dessous.
Pour savoir d'où part vraiment l'extension de hanche, l'épisode s'appuie sur un test issu du RPR, le Reflexive Performance Reset, une méthode neuro-lymphatique qui parle d'implosion et d'explosion et qui repère une zone autour du bassin.
Le test d'extension de hanche se fait allongé sur le ventre. En tant que prépa physique, tu poses ton petit doigt sur le fessier de l'athlète, ton pouce sur le bas du dos, le carré des lombes côté controlatéral, et tu touches aussi l'ischio du côté de l'extension de hanche. Tu demandes ensuite une extension de hanche, et tu sens quel muscle se contracte en premier. L'athlète peut fermer les yeux pour mieux ressentir.
Le bon recrutement, c'est le fessier d'abord, puis le carré des lombes en controlatéral. Le mauvais fait l'inverse : chez beaucoup d'athlètes qui souffrent du bas du dos, l'extension démarre par le bas du dos, par le carré des lombes, à la place du fessier.
Quand ça se passe comme ça, tu tiens un problème de synchronisation du geste, une affaire de coordination et de technique. La bonne nouvelle, c'est que ça se retravaille : par les séquences RPR, par le travail technique, et par un travail neuro qui remet les bons patterns en place.
Le back squat avec extension thoracique, c'est le dernier maillon de la chaîne, le sommet. Tu n'y arrives pas directement. Avant lui viennent le gobelet squat et toute une progression d'exercices. Vouloir attaquer par le sommet quand la base ne tient pas, voilà ce qui met le dos en difficulté.
La démarche : redescends l'échelle de complexité par rapport à tes capacités. Continue tes séances avec tes progressions habituelles, tu peux même tenter tes progressions de charges, mais en diminuant la complexité de l'exercice. Puis tu observes. Est-ce que la douleur est toujours là quand l'exercice devient plus simple ?
Si elle disparaît en simplifiant, le verdict tombe : tu travaillais au-dessus de tes capacités, et il y a bien quelque chose à aller chercher du côté du réflexe et de la coordination. Si tu charges lourd, trop lourd pour ce que tu peux tenir, redescends en charge et en exercice, et retravaille ce mécanisme. C'est ce qui solidifie le sens du corps et protège le bas du dos.
Le step up est une excellente porte d'entrée. C'est l'exercice qui recrute le plus les fessiers, ce qui le branche directement sur la séquence d'activation pour l'extension de hanche dont on a parlé plus haut. Il est très concentrique, donc souvent plus facile à exécuter proprement au début.
Autre intérêt : il te fait passer sur de l'unilatéral, en ciblant bien le bon côté. Tu refais la connexion musculaire, côté par côté, avant de revenir vers des squats plus simples comme le gobelet squat ou le landmine squat. De là, sur un cycle ou deux, tu peux remonter vers le back squat, avec une bien meilleure qualité d'ensemble.
Pour situer où tu en es, l'épisode renvoie à la « boxe de la performance » de Strongfit, une grille à quatre coins. Deux de ces coins opposent la quantité musculaire et la qualité musculaire. La quantité, c'est le muscle lui-même, la masse disponible. La qualité, c'est la connexion, ta capacité à engager le bon muscle au bon moment.
L'idée : coter chaque dimension, par exemple de 0 à 10, pour repérer ce qui manque. Ça marche pour une personne comme pour un mouvement donné. Sur un deadlift, il peut manquer de la quantité, des muscles à développer. Mais le constat de terrain de l'épisode penche ailleurs : le plus souvent, c'est la qualité qui fait défaut, pas le volume. Les gens ne savent pas engager les bons muscles au bon moment. Cette connexion-là, c'est elle qu'il faut aller chercher en priorité.
Pour réveiller la perception du pied, l'épisode utilise un tapis sensoriel couvert de picots, du type gym mat Naboso, posé dans la salle comme une plate-forme sensorielle. On fait marcher la personne dessus, et ces petits picots viennent stimuler le système nerveux central par le tactile. La même logique vaut pour les mains.
Le travail s'enchaîne surtout pendant les temps de pause. Tu peux y greffer un réflexe archaïque à retravailler, par exemple un Babinski mal installé associé à une faiblesse de la chaîne postérieure, deux choses qui vont souvent de pair. Parce qu'au moment où les douleurs de bas du dos arrivent en soulevé de terre, les gens peinent justement à garder une conscience musculaire aiguisée et un bon engagement.
Concrètement : fais marcher la personne sur le tapis, travaille le gros orteil, puis reviens tout de suite à la conscience musculaire sur le mouvement. Sans soulevé de terre, demande-lui de bien poser les pieds, de faire son torque interne et de planter les gros orteils, jusqu'à sentir la chaîne postérieure s'activer. Allège la charge pour retrouver la confiance, et reconstruis dessus.
Dernier point, le feedback. Si tu t'entraînes seul, filme-toi : tu crois souvent faire un geste que tu ne fais pas, et la vidéo te ramène à la réalité. Et si tu peux avoir un coach qui te guide, ça reste l'idéal.
D'abord consulter, médecin puis éventuellement kiné, parce qu'on ne sait pas ce que tu as. Ensuite, regarder du côté de l'ancrage du pied et de la chaîne postérieure, baisser la complexité de l'exercice et la charge, et vérifier si la douleur disparaît quand le geste se simplifie. En parallèle, tester d'où part ton extension de hanche et retravailler la connexion musculaire.
Tu régresses la complexité : tu reviens à des exercices plus simples et tu allèges. Si la douleur s'efface quand le mouvement devient plus simple, c'est que tu travaillais au-dessus de tes capacités et qu'il y a un sujet de coordination ou de réflexe. Le test d'extension de hanche complète le diagnostic en montrant si c'est le fessier ou le bas du dos qui prend le geste en premier.
Dès que la douleur est régulière ou chronique. C'est le premier réflexe de l'épisode : voir le médecin, parfois être orienté vers un kiné, et ne pas laisser de côté quelque chose qui s'installe dans le temps. Le travail technique et neuro vient après cet avis, pas avant.
La logique proposée, une fois l'avis médical posé, est de redescendre en charge et en complexité tout en gardant tes progressions habituelles, simplement allégées. Tu continues à travailler, mais sur des exercices plus simples et plus légers, le temps de retrouver de la confiance et de reconstruire le mécanisme.
Avec le test d'extension de hanche issu du RPR. Allongé sur le ventre, on place le petit doigt sur le fessier, le pouce sur le carré des lombes controlatéral, et on touche l'ischio du côté de l'extension. On demande une extension de hanche et on sent quel muscle se contracte en premier. Bon ordre : le fessier d'abord. Mauvais ordre : le carré des lombes, le bas du dos, qui démarre à la place du fessier.
Ancrer les pieds et planter les gros orteils au sol avec un torque interne, jusqu'à sentir la chaîne postérieure s'activer (mollets, ischios, fessiers). Ajuster la complexité de l'exercice et la charge à ton niveau réel. Et si la qualité de connexion manque, repasser par des étapes plus simples, gobelet squat, step up, pour réapprendre à engager les bons muscles au bon moment avant de remonter en charge.
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