Le récepteur de la force développée : celui qui mesure la tension et coupe la commande quand elle devient trop forte.
Le capteur de la tension musculaire
Là où le fuseau écoute la longueur, l’organe tendineux de Golgi écoute la force. Placé en série avec les fibres musculaires, à la jonction myotendineuse, il mesure la tension qui les traverse, quelle qu’en soit l’origine. Son afférent, de type Ib, informe la moelle, qui répond par une inhibition dite autogénique : le motoneurone du muscle concerné est freiné, ce qui protège la structure d’une tension dangereuse, tandis que l’antagoniste est facilité.
Ce réflexe a une longue histoire scientifique, des travaux fondateurs de Sherrington sur les réflexes à ceux de Granit. Il faut le distinguer du récepteur articulaire de type III de Wyke, parfois nommé Golgi articulaire, qui surveille, lui, la tension dans les ligaments et la capsule.
Place dans la grille de lecture RNP
La valence de l’organe de Golgi, c’est la tension. La grille de lecture RNP le sollicite par des contractions tenues, des isométries en fin d’amplitude, des tractions, là où la force monte et doit être régulée. Il fait équipe avec le fuseau, qui écoute la longueur et la vitesse : ensemble, ils renseignent le muscle sur ce qu’il fait. Son signal part surtout vers le cervelet, du côté du contrôle inconscient du geste.
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Cadre fonctionnel non médical.