Quand l’équilibration a été dépassée, ce sont elles qui déploient les bras et amortissent l’impact.
La dernière ligne de défense, séquencée dans le développement
Ces réactions interviennent en dernier recours. Quand le centre de gravité sort trop loin des appuis pour être rattrapé sur place, le système ne cherche plus à maintenir l’équilibre, il cherche à protéger le corps de l’impact. Les membres se déploient en extension vers le sol.
Elles se construisent dans un ordre précis au cours de la première année : protection antérieure vers six à sept mois, latérale vers sept à huit mois, postérieure vers neuf à dix mois. Une fois installées, elles doivent rester disponibles toute la vie. Leur absence, ou une latence anormale, signale un déficit du couplage vestibulo-cérébelleux ou un retard d’intégration. Une latence nettement asymétrique entre la droite et la gauche est elle-même un signal, celui d’une asymétrie d’intégration à explorer.
Place dans la grille de lecture RNP
Lire les réactions de protection, c’est observer leur latence et leur symétrie sous une perturbation contrôlée, pas entraîner la chute. L’enjeu est réel chez la personne âgée, où ces réactions conditionnent l’amortissement d’une chute, et dans le retour au jeu après une commotion, où une latence anormale invite à la prudence. La grille de lecture RNP cherche à rendre la bonne réaction disponible au bon moment, en restaurant le couplage qui la déclenche.
→ Termes liés : Pilier B : Réflexes archaïques résiduels · Réactions d'équilibration · Réactions de redressement · Système vestibulaire (Pilier C) · NIT vestibulaire → Pour creuser : Reactions posturales
Cadre fonctionnel non médical. L’évaluation d’un risque de chute relève d’une prise en charge médicale dédiée.