Découvrez comment améliorer la coordination motrice des enfants et adolescents à travers des exercices ludiques et l'importance du cervelet.
Hey, salut et bonjour à tous ! Bienvenue avec nous au Labo RNP pour parler, encore une fois cette semaine, de reprogrammation neuro-posturale. Nous allons répondre dans ce quart d'heure neuro à deux questions, car nous croulons sous les interrogations. Nous essayons donc de faire des liens entre les questions, et cette semaine, il y a un gros lien, même si le public est un peu différent.
Les questions de la semaine sont les suivantes : "Quels sont les éléments prioritaires à travailler dans la coordination motrice chez les enfants et les ados ?" et "Quels exercices mettre en début de prépa (boxe thaïe) pour la coordination et les amplitudes ?" On parle donc beaucoup de coordination, puis d'amplitude.
Quand on parle de coordination, c'est assez vaste. On peut aborder plusieurs notions. On parle toujours du développement céphalo-caudal, c'est-à-dire de ce qui se passe en haut avant ce qui se passe en périphérie. Je commencerais d'abord par tout ce qui est coordination œil-main et œil-pied.
Un exemple d'exercice de convergence est de jongler à deux, trois, quatre balles avec la main, puis d'arriver tout doucement au pied, comme on le fait au football. Ce qui est intéressant dans la coordination, si on va un petit peu plus loin dans les patrons moteurs, c'est tout ce qui est la dissociation haut-bas et également gauche-droite, notamment pour les commissures hémisphériques. La coordination de base, c'est la marche, donc il s'agit de reprendre toutes les étapes qui mènent à marcher : retournement, rampement, etc. Tous ces stades peuvent être intéressants.
La coordination est fortement liée au cervelet. Le rythme et la corrélation passent beaucoup par le cervelet, donc il est important de travailler autour de ça. Le cervelet est structuré comme un papillon, avec un corps et des parties latérales. Les parties latérales sont beaucoup utilisées. Tout est lié, donc un exercice d'équilibre peut améliorer la coordination, car cela fait partie du cervelet.
Tout ce qui est coordination des doigts, des bras, relève de la partie latérale du cervelet. Tout ce qui est plus central, comme l'équilibre, est lié au vermis du cervelet. Il faut travailler la coordination via les parties qui permettent de travailler cela, en abordant la motricité au sens large, puis de manière plus fine en fonction de ce que l'on recherche et des tests effectués. Si un testing du cervelet révèle un problème dans la partie médiane, on sait ce qu'il faut travailler.
Pour un enfant ou un adolescent, il faut rester dans le jeu. Ce genre d'exercices peut être rendu très ludique, surtout en groupe. On peut fixer des objectifs liés au sport ou à la pratique, avec des objectifs de développement du cervelet. Cela rend la séance super cool, fun et ludique. Nous avons d'ailleurs beaucoup d'exercices de ce type sur notre plateforme de formation, dans la partie exercice, avec environ 500 vidéos de correction de mouvement.
Nous essayons de transformer quelque chose qui peut paraître compliqué en parlant de vermis et de cervelet, en quelque chose de très facile à mettre en place, sans que les gens en prennent trop conscience. L'objectif est de faire passer un travail postural par le jeu. Pour les gens, ce sera un échauffement, un jeu, et au final, on aura réintégré ce qui devait l'être. C'est plutôt cool ! Comme on dit, la réussite de votre programme dépend de l'adhésion, et presque tout le monde aime le jeu, donc jouer rend les choses beaucoup plus accessibles.
J'ai fait une grosse erreur dans ma vie : vouloir implémenter quelque chose appris tel quel, tout de suite. Quand j'ai commencé à comprendre le pouvoir de la neuro, j'ai voulu tout implémenter. Maintenant, je l'implémente sous forme de jeu pour que les gens ne le conscientisent pas. Tous mes échauffements sont basés sur le jeu : un jeu ludique, un jeu de groupe collectif, des affrontements amicaux, des jeux de réflexion à plusieurs. Cela me demande beaucoup d'imagination, mais au final, ça plaît. Ça permet l'adhésion au groupe et développe la cohésion, ce qui est très positif pour la performance et la coordination.
Il y a pas mal de réflexes archaïques qui sont en lien avec la coordination. Pour répondre à la deuxième question, celle des exercices en début de préparation de boxe thaïe, nous allons rester sur le côté neuro, car pour la préparation physique, il y aurait tellement à dire. En boxe, pour la coordination, énormément de réflexes archaïques contribuent au développement de différentes coordinations.
Ce que j'aime bien placer, et je conseille de le faire en boxe thaïe, ce sont les retournements segmentaires en échauffement. Au sol, faites des retournements par les bras, par les jambes, par la tête, ou par les deux. Cela améliore la coordination globale, travaille la rotation de la colonne et la capacité à se mouvoir dans diverses positions, ce qui est essentiel en boxe, un sport avec un plan transversal intéressant. Cela libère les mouvements et donne des mouvements plus organisés et souples, ce qui répond aussi à la demande d'amplitude.
Pour savoir sur quel réflexe appuyer afin de libérer la coordination, il faut se tester. Si vous êtes sur notre formation en ligne, vous aurez les tests et les exercices. Dans nos suivis posturaux en ligne, nous ciblons ce qui coince chez vous en fonction de votre sport, de vos déséquilibres et de vos problématiques. Nous observons des améliorations énormes en très peu de temps sur de gros problèmes. C'est intéressant quand on cherche la performance : on cible directement et on développe l'être humain de manière la plus optimale possible avant de vouloir spécifier dans son sport, afin d'éliminer les limitations.
Il est important de souligner, surtout chez les enfants, la nécessité d'éviter l'hyperspécialisation précoce. Des études canadiennes sur les stades de développement sont très intéressantes à lire, et elles regorgent de jeux. L'idée de base est de réfléchir aux stades de développement pour trouver les jeux adéquats par rapport aux objectifs, plutôt que d'avoir une liste de jeux.
L'hyperspécialisation, comme vous le dites, pourrait faire l'objet d'un webinaire à elle seule. Certains réussissent avec l'hyperspécialisation, mais ce sont peut-être des minorités. Il y a toujours des exceptions qui confirment la règle, mais on ne peut pas en faire une règle générale. C'est un effet de mode de faire des exercices de mobilité statique en échauffement, mais je ne vois pas l'intérêt car l'enfant bouge beaucoup et a déjà accès à cette mobilité. Faites-les jouer, c'est cela qui entretiendra leur mobilité, car la mobilité n'est pas de la souplesse ni de la flexibilité à proprement parler, c'est du contrôle moteur.
Je pense qu'il serait intéressant d'observer des enfants de cinq ou six ans qui sortent de cours et vont en cour de récréation. Ils jouent à une balle, ils font ce qu'ils veulent ! Comme un léopard qui a besoin de bondir ou de courir, il n'a pas besoin de s'étirer. C'est une autre discussion. Je pense que nous avons répondu à la question de la semaine.
Tous les lundis soir vers 21h, nous partageons cela sur nos différentes plateformes YouTube, Facebook (Labo RNP), Instagram (Labo RNP) et sur l'application Nos Minutes. Vous retrouverez également tous les webinaires sur notre plateforme de formation. Les questions sont posées le vendredi. Allez, à bientôt ! Salut !
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