Un coureur dont les appuis latéraux s'améliorent en séance et se dégradent en compétition. Un seul test vestibulaire a suffi à rendre la situation lisible, et à rassembler plusieurs métiers autour du même mécanisme.
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Il se passe dans nos formations un moment qu'on n'arrive pas vraiment à anticiper, même après toutes ces sessions. Il revient, mais il prend une forme différente à chaque fois.
Cette fois-là, c'était un préparateur physique. Il présentait la situation d'un de ses athlètes, un coureur dont les appuis latéraux s'amélioraient en séance et se dégradaient en compétition, depuis plusieurs mois. Il avait essayé beaucoup de choses, et rien ne tenait.
Autour de la table, plusieurs professionnels avaient vécu exactement la même situation, avec d'autres publics : un adulte en reprise, un enfant en difficulté de coordination, une nageuse dont la technique se désorganisait sous fatigue. Des disciplines différentes, et la même expérience : travailler sérieusement, voir des résultats en séance, et observer la même régression dès que le contexte changeait.
C'est souvent là que les formations produisent quelque chose d'intéressant : quand des professionnels qui n'ont pas l'habitude de se parler décrivent le même phénomène avec des mots différents, tout le monde y voit plus clair en même temps.
Pour le coureur, on a fait quelque chose de simple : un test, un seul, pour regarder comment son oreille interne répondait sous sollicitation rotationnelle, celle d'un appui latéral en virage (les réflexes vestibulaires). Le résultat était lisible immédiatement : une direction présentait une instabilité franche que rien dans le travail habituel n'avait ciblée, parce que rien dans le travail habituel ne regardait là.
Le préparateur est resté silencieux un moment, puis il a dit une phrase que plusieurs personnes ont reconnue : « J'avais tous les éléments. Je ne savais juste pas quoi regarder en premier. » La difficulté tenait à l'ordre dans lequel regarder, bien plus qu'aux outils.
Le kiné a relié ça aux personnes qu'il accompagne et qui plafonnent au bout de quelques semaines. La psychomotricienne y a vu pourquoi un enfant compense visuellement ce qu'il ne perçoit pas de l'intérieur (motricité de l'enfant). Plusieurs ont réalisé que leurs clients manquaient moins de travail que d'une carte sensorielle assez précise pour que ce travail tienne sous pression.
La boucle sensori-motrice fonctionne comme une grille de lecture (la grille de lecture neuro-posturale). Quand tu commences à voir avec elle, les situations qui te résistaient depuis des mois deviennent lisibles, sans être résolues d'un coup, et c'est déjà beaucoup : tu sais où aller chercher.
Rien de magique là-dedans : c'était lisible, et lisible, ça s'apprend.
Pour voir comment l'oreille interne pèse sur l'équilibre et les appuis, le guide vestibulaire est offert, et les témoignages de praticiens racontent d'autres moments comme celui-là.
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Une gêne qui revient trois semaines après une très bonne séance. Ce qui revient, c'est la décision motrice qui précède le geste : attracteurs, compensation, et trois tests pour savoir où vous en êtes.
Lire l'article NewsletterUn avant/après qui m'a surpris, trois stimulations combinées, et un pari perdu sur la plante du pied. Ce que la pondération sensorielle apprend sur la bonne porte d'entrée, et le protocole pour ne plus parier.
Lire l'article NewsletterRépéter le même geste, se concentrer sur son geste, se fier à ce qu'on voit en séance : trois croyances que presque tout le monde partage, et que la preuve ne soutient plus comme on le croit.
Lire l'articleLe système RNP se lit, se cible et se teste dès ton prochain bilan. Commence par l'espace membre, gratuitement.