Le récepteur articulaire de la position, pas du mouvement : celui qui décharge encore quand l’articulation est immobile.
Le type I de Wyke : la position, en continu
Ce récepteur a une particularité qui le distingue des autres : il n’attend pas le mouvement pour parler. À bas seuil et adaptation lente, il maintient une décharge de fond, de l’ordre de quelques dizaines d’impulsions par seconde, entretenue par la pression à l’intérieur de l’articulation. Il renseigne ainsi en permanence sur la position et sur ses variations lentes. On le trouve surtout dans les articulations proximales, à l’épaule, à la hanche, et dans le cou.
La grille de lecture RNP en affine la lecture en distinguant deux modes fonctionnels : un mode compression, sollicité par la charge axiale et les fins d’amplitude, et un mode décompression, sollicité par l’étirement de la capsule et la traction. Cette nuance le sépare nettement du Pacini articulaire, qui, lui, reste muet au repos et ne signale que les transitions rapides.
Place dans la grille de lecture RNP
Le Ruffini articulaire est un pilier du sens de la position consciente, ce signal qui remonte par la voie des colonnes dorsales vers le cortex somesthésique. On le sollicite par des appuis tenus, des fins d’amplitude maintenues, des tractions douces, selon le mode visé. C’est lui que le test de proprioception articulaire met à l’épreuve quand on demande de retrouver une position sans le regard.
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Cadre fonctionnel non médical.