Les deux chercheurs qui ont enregistré le cortex visuel cellule par cellule et y ont découvert une organisation, jusqu’aux périodes critiques de la plasticité.
Ce que Hubel et Wiesel ont découvert
Leur méthode était patiente : enregistrer, un par un, des neurones du cortex visuel chez l’animal, et observer ce qui les fait réagir. La surprise fut qu’une cellule de V1 ne répond pas à un simple point lumineux, mais à une barre orientée dans une direction précise. De là, une hiérarchie : des cellules simples sensibles à une orientation à une position donnée, des cellules complexes plus tolérantes à la position, des cellules hypercomplexes sensibles en plus à la longueur. Le cortex visuel construit la vision par étages.
Ils ont aussi décrit son architecture en colonnes, de dominance oculaire et d’orientation, prolongeant l’idée de colonne corticale. Et ils ont mis en évidence les périodes critiques : priver un œil d’expérience visuelle tôt dans la vie modifie durablement le câblage de V1, alors que la même privation, plus tard, reste sans effet comparable.
Place dans la grille de lecture RNP
Ces travaux éclairent l’organisation du cortex visuel, point d’entrée du système visuel de la posturologie. La sélectivité fine des neurones et la plasticité dépendante de l’expérience rappellent une chose utile au pro du mouvement humain : la vision n’est pas un capteur figé, elle se construit et se recâble avec l’usage. C’est l’arrière-plan scientifique de la lecture visuelle fonctionnelle.
→ Termes liés : Cortex visuel primaire (V1) · Mountcastle : organisation corticale en colonnes · Système visuel (Pilier C) · Cortex pariétal postérieur (vision dorsale) · Colliculus supérieur · Pilier A : Neurologie fonctionnelle appliquée → Pour creuser : Cortex visuel primaire (V1)
Cadre fonctionnel non médical. Les travaux cités relèvent de la neurophysiologie de la vision.