Tu peux avoir déniché l'exercice parfait pour quelqu'un : s'il ne le fait pas, il n'en tirera rien. Les NIT, ou Neuro Interval Training, partent de ce constat : ils font de l'entraînement neuro-moteur un circuit rythmé que les gens tiennent vraiment, jusqu'aux enfants de 6 à 9 ans. Une vraie stratégie d'entraînement, pas un catalogue d'exos de plus.
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Tu peux avoir déniché l'exercice parfait pour quelqu'un : s'il ne le fait pas, il n'en tirera rien. Les NIT, ou Neuro Interval Training, partent de ce constat : ils font de l'entraînement neuro-moteur un circuit rythmé que les gens tiennent vraiment, jusqu'aux enfants de 6 à 9 ans. Une vraie stratégie d'entraînement, pas un catalogue d'exos de plus.
NIT vient de Neuro Interval Training, et l'interval training s'utilise en préparation physique et en coaching sportif. Romain a été formé là-dessus par Jean Raisin Thaler, son entraîneur pendant quelques années. Le rituel : le mercredi soir, dans le grand gymnase à Aubernay, Jean balançait de la musique sur 30 secondes de travail, puis coupait sur 30 secondes de repos.
Ce qui marque, c'est qui remplissait la salle. Une quarantaine de personnes. Monsieur et Madame Tout-le-Monde côtoyaient des sportifs de haut niveau, et tout ce monde tournait sur le même circuit training. D'une personne à l'autre, seules les charges et les intensités changeaient sur la réalisation des exos. La structure du circuit, elle, restait identique. On est à la fin des années 2000.
Cette manière de faire, Romain l'a gardée dans les phases de développement, de retour à l'entraînement, de réathlétisation. Au fil des années, en y intégrant les apports de la RNP (motricité primaire, réflexes archaïques, neuro fonctionnelle), le format interval a prouvé qu'il portait aussi très bien les exercices neuro. Le 30 secondes de travail, 30 secondes de repos, ça le fait très bien.
Le fil rouge tient en une mécanique simple : tu reviens toujours sur le même exercice, et tu intercales d'autres exercices entre chaque passage. Tu reviens sur l'exo qui t'intéresse, tu intercales, tu reviens, tu intercales.
Concrètement, imagine une série de 8 exercices dans ton NIT. Sur tous les exercices pairs, tu refais le même exo : ton fil rouge. Sur tous les exercices impairs, ça change à chaque fois. Ces exos qui varient viennent soutenir l'exercice central, et ils sont plus orientés RNP.
Ce qui rend le format intéressant, c'est l'engagement. Une routine « pendant 3 minutes tu fais ces exos-là » accroche moins que ce rythme de circuit. Il y a un tempo, une dynamique qui s'installe, et les sportifs s'y tiennent davantage. Le temps de travail, lui, se module : un circuit orienté RNP peut durer de 30 à 40 minutes, ou tenir en 2 minutes pour ce qu'on appelle un NIT Express.
Pour travailler la neuroplasticité, il te faut de la fréquence de qualité. C'est le point central. Enchaîne des séries trop longues, et la qualité du mouvement baisse, et la plasticité ne s'installe plus de la même manière. Une série interminable et fatigante travaille mal ce que tu cherches à poser.
Le fil rouge en interval règle ça mécaniquement. Comme tu reviens sur ton exercice par petites touches espacées, entrecoupées d'autres exos, tu montes en fréquence et en volume sur le mouvement qui t'intéresse, tout en gardant à chaque passage une qualité correcte. Tu ne crames pas la qualité dans une longue série : tu la rejoues fraîche, souvent.
Au bout du compte, tu récupères le meilleur des deux : plus de répétitions de ton mouvement cible sur la séance, et chaque répétition reste propre. Exactement ce que la plasticité réclame.
La programmation RNP part toujours d'un triptyque : sensoriel, sensorimoteur, moteur. En tant que coach sportif, ce qui t'intéresse en priorité, c'est le moteur. L'objectif du circuit fil rouge : placer un moteur en fil rouge, et mobiliser des exos sensoriels et sensorimoteurs pour le soutenir.
Ce choix engage davantage les gens, parce que le moteur, ils connaissent déjà. Tu pars d'un mouvement familier, et tu l'alimentes par en dessous avec du sensoriel. Le moteur qui nous intéresse, le plus souvent, ce sont les motricités primaires.
La logique tient à la boucle perception-action. Dans la vie de tous les jours, un continuum va du sensoriel au moteur : le sensoriel vient alimenter le moteur. C'est la boucle sensori-motrice. Le but d'un NIT : recalibrer, repasser par toutes ces étapes qui, à la base, ont permis de créer le mouvement. Tu as un problème de mouvement ? Tu utilises une stratégie d'entraînement comme le NIT, à travers différents outils, pour redonner du mouvement au mouvement.
Prends le fait de ramper. Tu installes un fil rouge avec la quadrupédie, et c'est elle que tu rejoues à chaque passage pair de ton circuit.
Pour la soutenir, tu intercales du sensoriel : un travail sensoriel au niveau du pied, un travail sensoriel au niveau de la main, un sensorimoteur. Ces exos nourrissent directement le moteur qui t'intéresse. Le pied et la main, ce sont les appuis de la quadrupédie. En réveillant leur sensorialité entre deux passages, tu remontes la boucle perception-action vers un ramper plus juste.
Le nom même de la maison, reprogrammation neuro posturale, dit la philosophie. Depuis la création de LabO RNP, on n'a jamais fait de distinguo entre réflexes archaïques, posture et neurologie fonctionnelle. On a toujours pensé en termes de système, tout lié. La neurologie fonctionnelle et les réflexes archaïques, pour nous, même chose. La posturologie s'imbrique, même chose. Des facettes d'une même pièce.
Les NIT s'inscrivent dans cette logique. À travers la motricité primaire, le sensoriel, le moteur, aucune cloison du genre « là je fais de la neuro, là je fais de l'entraînement moteur ». On fait de l'entraînement, point. Tu joues sur différents outils : ceux des réflexes archaïques, ceux de la respiration, ceux de la motricité primaire, ceux qui touchent aux sens et au tactile. Tous tirent dans la même direction, vers le moteur.
Cette approche apporte aussi un côté ludique. À l'usage, sur les clients et les sportifs, on le voit : ça rappelle l'entraînement sportif, et les gens se prêtent plus volontiers à ce type d'exercice qu'à certaines routines neuro. Les routines gardent leur place, certaines personnes y répondent très bien, et on continue à les utiliser. Le circuit, lui, ouvre une porte à ceux que le format routine laisse de côté.
La durée du circuit se règle selon la problématique travaillée. Pour de l'apprentissage moteur, ça va être plus long. Avec les enfants pendant les stages et les vacances récréatives, on monte un grand circuit training : un atelier de 5 à 6 minutes, puis on change d'atelier, et ainsi de suite.
À l'inverse, pour quelqu'un qui n'a pas le temps, le NIT Express prend le relais. Très rapide, sur des temps très courts, deux minutes à tout casser. La personne se dit : « quoi qu'il arrive, je fais mon petit NIT Express, ça me prend deux minutes, et ça m'apporte quand même du travail alors que je n'avais pas le temps. » Tu le cales le matin, et ça passe vraiment mieux.
Derrière cette modulation, une idée de fond : ne pas se contenter de donner un exercice. À l'heure des réseaux sociaux, tu trouves des exercices en quantité, en entraînement comme en neuro. La réalité, c'est qu'il faut coller au contexte, aux objectifs, et à la personne. Tu n'as pas le même programme pour un enfant, pour un sportif de haut niveau, pour Monsieur ou Madame Tout-le-Monde, ou pour quelqu'un qui traîne des problématiques ou des tensions à certains endroits.
Ce que tu vises, c'est que la personne progresse et atteigne ses objectifs. Il y a l'exercice, et il y a la manière de le donner. Un NIT fil rouge t'apporte plus de volume. Un NIT Express t'apporte plus de fréquence, avec un peu moins de volume. Chaque NIT a été pensé sur une règle de neuroplasticité précise, et chacun a sa place selon le contexte et la personne. Le vivant ne fonctionne pas de façon caricaturale (« la personne a besoin de réputation, tu fais de la réputation, ça ira mieux »). Le meilleur programme du monde reste inutile s'il ne colle pas à la personne, parce qu'elle ne le fera pas. Le NIT te donne une architecture pour coller à la personne, pour qu'elle le fasse vraiment, et qu'elle réponde à ses objectifs. Une manière de voir plus large qu'une séquence de 3 ou 4 exos.
LabO RNP fait tourner ce travail avec ses élèves. Tous les 15 jours, des études en interne sont menées autour des NIT. Côté élèves, ça permet de mettre le pied à l'étrier, d'aller tester des choses, de faire un ping-pong entre la théorie et la pratique pour comprendre ce qu'on met en place. Côté équipe, ça permet de récolter pas mal de data, qu'on analyse ensuite avec ce qu'il faut d'un point de vue statistique pour voir les effets éventuels ou non, et valider les hypothèses. Le terrain et la théorie s'alimentent l'un l'autre. Aujourd'hui, 67 personnes participent à cette étude terrain.
Une autre étude tourne avec des enfants, menée par Adrien. Le circuit repose sur 6 exercices, et les enfants avaient déjà pratiqué des NIT juste avant. Ils ont 6 et 9 ans, et ils font leurs exos avec les maîtresses, sous forme de circuit, à des temps choisis, 4 jours par semaine. Le protocole : un temps donné d'exercice, un temps donné de non-exercice, et on répète ce schéma sur les 6 exercices, 2 fois par jour, les 4 jours d'école de la semaine. L'étude avance par cycles, avec des comparaisons avant/après à chaque cycle, et on arrive au 3ème cycle, qui en sera la dernière partie.
Le résultat le plus parlant tient en une observation : le format circuit donne à la séance un rythme qui n'ennuie pas les enfants. Des enfants de 6 et 9 ans réalisent leurs exos avec entrain. Quand le format embarque même ce public-là, c'est le signe que l'architecture fait son travail. Tout ça se retrouvera dans l'ebook NIT, en cours de refonte complète, pensé pour que tu comprennes les NIT et que tu puisses te les approprier.
Un NIT, c'est un circuit training appliqué aux exercices neuro-moteurs. Le terme vient de l'interval training de la préparation physique (le 30 secondes de travail, 30 secondes de repos). On y place un exercice moteur en fil rouge et on intercale des exos sensoriels et sensorimoteurs pour le soutenir. C'est une stratégie d'entraînement qui permet de monter en fréquence et en volume tout en gardant la qualité de mouvement, dans le respect des règles de neuroplasticité.
Le fil rouge, c'est l'exercice sur lequel tu reviens à chaque fois. Sur une série de 8 exercices, les exercices pairs rejouent toujours le même exo (le fil rouge), et les exercices impairs changent à chaque passage pour venir le soutenir. Tu reviens, tu intercales, tu reviens. Ça donne plus de répétitions du mouvement cible, chacune restant de qualité.
La durée et ce qu'on privilégie. Un NIT long (de 30 à 40 minutes, jusqu'au grand circuit avec changement d'ateliers) convient à l'apprentissage moteur et apporte plus de volume. Un NIT Express tient en 2 minutes sur des temps très courts : il apporte plus de fréquence, un peu moins de volume, et répond à « je n'ai pas le temps ». Chacun a été pensé sur une règle de neuroplasticité précise et trouve sa place selon le contexte et la personne.
À un public très large. Dans l'esprit de l'interval training d'origine, Monsieur et Madame Tout-le-Monde côtoyaient les sportifs de haut niveau sur le même circuit, charges et intensités adaptées. Les NIT s'adressent aux enfants (le circuit avec des 6 et 9 ans le montre), aux sportifs de haut niveau, à Monsieur et Madame Tout-le-Monde, et aux personnes qui ont des problématiques ou des tensions à certains endroits. Le programme se règle selon la personne en face.
Parce que dans la vie de tous les jours, un continuum va du sensoriel au moteur. C'est la boucle perception-action : le sensoriel vient alimenter le moteur. Le but d'un NIT, c'est de repasser par toutes ces étapes qui ont permis de créer le mouvement à la base. En soutenant un mouvement moteur (par exemple la quadrupédie) avec du sensoriel au pied et à la main, tu remontes cette boucle et tu redonnes du mouvement au mouvement.
Cinq phrases reviennent tous les jours sur le terrain, elles sonnent rigoureuses et bienveillantes, et pourtant les sciences contemporaines de l'apprentissage moteur les démontent une par une depuis 60 ans. Un seul chiffre suffit à mesurer le décalage : un bébé qui apprend à marcher chute dix-sept fois par heure, et c'est précisément ce taux qui fabrique sa vitesse d'apprentissage stupéfiante. Et si ce qu'on fait pour aider, sécuriser, corriger, répéter, expliquer, était exactement ce qui bloque la progression de nos athlètes ?
L'activité physique change la donne pour le TDAH de l'enfant. Adrien Chartier, préparateur physique depuis plus de vingt ans et cofondateur de Labo RNP, le résume en une phrase : on envoie nos enfants deux heures aux devoirs et trente minutes de sport le mercredi, il faudrait faire l'inverse. Voici le mécanisme neurologique, comment juger les approches selon leur niveau de preuve, et un plan progressif sur douze semaines à lancer dès demain.
L'hyperactivité motrice de l'enfant est d'abord un signal. Quand un enfant bouge sans arrêt, son système nerveux cherche le plus souvent à se réguler, à se stimuler ou à évacuer une tension. Comprendre ce que ce mouvement résout change tout ce qu'on va lui proposer.