Pas une liste d’exercices empilés. Un ordre qui part de la sécurité et finit par le transfert.
Du plus fondamental au plus appliqué
Une séance n’est pas une addition d’exercices : c’est une progression qui suit la façon dont le système nerveux se met en condition. Le séquençage ABCD en donne la trame :
« Séquençage ABCD d’une séance : A activation autonome, B bases réflexes et asymétries, C cohérence sensori-motrice, D développement performance et transfert. » Référentiel de pratique LabO RNP.
L’ordre n’est pas négociable, et c’est tout son intérêt. On commence par A, la sécurisation, parce qu’un système en alerte n’apprend pas, c’est la priorité émotionnelle de la neurologie fonctionnelle. On passe à B, les fondations, les réflexes et les asymétries qui parasitent en amont. On poursuit par C, l’accordage des entrées sensorielles et de la posture. On termine par D, le travail le plus appliqué, celui qui prépare le terrain réel. Inverser cet ordre, attaquer la performance sur un système non sécurisé, c’est construire sur du sable.
Place dans la grille de lecture RNP
Le séquençage ABCD est à la séance ce que le principe de la grille est au bilan : un garde-fou contre la précipitation. Il s’articule au principe de progressivité et au dosage de la stimulation, et c’est dans le bloc D que s’insère souvent le cycle test, stimulation, retest sur le geste cible. Pour le pro du mouvement, il transforme une séance bricolée en une séance qui a une logique, lisible et reproductible. Le cadre reste fonctionnel et non médical.
→ Termes liés : Priorité émotionnelle (Pilier A) · Fenêtre de tolérance · Principe de progressivité (RNP) · Bilan Pilier D · Test-stimulation-retest (cycle T-S-R) · Pilier D : NIT et apprentissage moteur → Pour creuser : Bilan Pilier D
Cadre fonctionnel non médical.