Pas des réflexes isolés à cocher un par un. Un réseau où l’un prépare, facilite ou freine l’autre.
Quand l’un prépare ou freine l’autre
Les réflexes s’inscrivent dans un développement ontogénétique, selon un ordre précis : axe avant-arrière, puis rotation, puis latéralisation. Cet ordre explique les synergies. Le réflexe de Moro, fortement stimulé par le vestibulaire, influence la modulation des réflexes spinaux : tant qu’il domine, ceux-ci restent mal modulés. Le réflexe d’agrippement palmaire favorise, lui, l’inhibition progressive du Moro par la sécurité du contact. Le réflexe de peur paralysante agit comme un verrou émotionnel : tant qu’il est actif, il limite l’intégration des réflexes oro-faciaux, du Moro et du réflexe tonique du cou.
L’antagonisme suit la même logique d’opposition fonctionnelle : le réflexe de parachute s’oppose à l’agrippement palmaire, le Babinski à l’agrippement plantaire. L’un ouvre et anticipe l’appui, l’autre ferme et sécurise.
Place dans la grille de lecture RNP
Le pro RNP lit ces liens avant d’agir : il ne cherche pas seulement à activer un réflexe faible ou à inhiber un réflexe fort, mais à redonner au système nerveux la capacité de différencier ouverture et fermeture, protection et exploration. Travailler un réflexe sans tenir compte de ceux qui l’influencent est une erreur fréquente. Le cadre reste strictement non médical.
→ Termes liés : Réflexe archaïque (définition) · Réflexe Moro : matrice de réponse au stress · Réflexe palmaire d'agrippement · Réflexe de peur paralysante (RPP) · Réflexe de Babinski (Pilier B) · Réflexe de parachute → Pour creuser : Pilier B : Réflexes archaïques résiduels
Cadre non médical : la RNP est un système d'entraînement. Elle s'ajoute en complément d'un parcours de soin, jamais à sa place. Ce lexique décrit une grille de lecture, pas des actes de soin.