Neurologie fonctionnelle
Hiérarchie du contrôle moteur
la hiérarchie du contrôle moteur organise le mouvement en trois étages (intention corticale, coordination intermédiaire, exécution médullaire), et c’est la carte qui dit à quel niveau lire et reprogrammer.
Définition
La hiérarchie du contrôle moteur est l'organisation en niveaux du système moteur. Le niveau supérieur (cortex moteur primaire M1, prémoteur, aire motrice supplémentaire, cortex préfrontal dorsolatéral) planifie, sélectionne et décide l'intention. Le niveau intermédiaire (ganglions de la base, cervelet, tronc cérébral) sélectionne, module et coordonne. Le niveau inférieur (moelle épinière, motoneurones et interneurones) exécute. En lecture RNP, c'est la carte d'orientation pour situer l'étage dysfonctionnel et choisir la cible de stimulation adaptée.
Description et fonction
Un mouvement n’est pas commandé d’un seul endroit. Il descend d’une intention corticale, passe par des relais de sélection et de coordination, et finit en exécution médullaire.
L’intérêt pour le terrain est immédiat : un même symptôme moteur peut venir d’étages très différents, et la réponse n’est pas la même selon l’étage en cause.
Place dans la grille de lecture RNP
Au neurologie fonctionnelle, cette hiérarchie est une carte de tri. Un défaut de planification ne se traite pas comme un défaut de coordination cérébelleuse ni comme un défaut d’exécution médullaire. Lire l’étage, c’est ce qui permet de choisir où stimuler plutôt que de travailler le geste en aveugle. C’est le préalable au choix d’une cible de reprogrammation au NIT.
→ Termes liés : Cortex moteur primaire (M1) · Ganglions de la base · Tronc cérébral (Pilier A) · Cervelet (Pilier A) · Boucle sensori-motrice : pas un geste, l'unité opérationnelle qui décide à sa place · Pilier A : Neurologie fonctionnelle appliquée
Cadre non médical : la RNP est un système d'entraînement. Elle s'ajoute en complément d'un parcours de soin, jamais à sa place. Ce lexique décrit une grille de lecture, pas des actes de soin.