Demande à un enfant de lancer un poids de 500 grammes : il le jette à ses propres pieds. Un an de travail sur l'intégration des réflexes archaïques plus tard, il le projette quelques mètres devant lui et descend les marches correctement. Entre les deux, rien de magique : un suivi, des stages, des exercices et un diagnostic posé en chemin.
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Demande à un enfant de lancer un poids de 500 grammes : il le jette à ses propres pieds. Un an de travail sur l'intégration des réflexes archaïques plus tard, il le projette quelques mètres devant lui et descend les marches correctement. Entre les deux, rien de magique : un suivi, des stages, des exercices et un diagnostic posé en chemin.
Les réflexes archaïques sont des réponses automatiques que tout bébé possède à la naissance. Le repère donné dans l'épisode est net : la plupart s'intègrent entre l'âge de 1 an et l'âge de 3 ans. « S'intégrer », ça veut dire qu'ils s'effacent au profit de mouvements volontaires et contrôlés. Une fois ce travail fait, ils ne devraient plus se manifester au quotidien.
Quand un réflexe ne s'intègre pas, on parle de réflexe archaïque non intégré. Il reste actif. Il continue de parasiter les mouvements et l'équilibre, à un âge où il n'a plus rien à faire là. Chez les deux enfants présentés, plusieurs réflexes étaient encore actifs bien au-delà de cette fenêtre.
Deux d'entre eux reviennent dans les cas. Le réflexe tonique asymétrique du cou, abrégé RTAC, et le réflexe tonique symétrique du cou, le RTSC. Leurs noms disent déjà l'essentiel : ce sont des réflexes liés à la position et aux mouvements du cou et de la tête. Le troisième, le réflexe de Galant, se repère au niveau du dos, là où la sensibilité de la peau déclenche normalement une réponse.
Le premier enfant est suivi depuis un moment. Tout commence par un premier bilan en décembre 2022. À ce stade, aucun suivi mis en place, juste une observation au cours de trois stages d'une semaine chacun.
Ce qui ressort du bilan ressemble à ce qu'on appelait autrefois la dyspraxie. Le terme a changé : on parle aujourd'hui de trouble développemental de la coordination, ou TDC. Concrètement, ça donne une perte de repères dans l'espace, peu d'équilibre, des difficultés à la marche. L'enfant cumule ces problématiques, avec de grosses difficultés d'équilibre et de coordination.
Au test, le RTAC et le RTSC ressortent particulièrement. Ils ne sont pas seuls pour autant : beaucoup d'autres réflexes archaïques sont exacerbés, complètement actifs chez cet enfant. Ce tableau de réflexes encore en place, alors qu'ils auraient dû s'effacer des années plus tôt, sert de point de départ au travail.
Le quotidien révèle vite l'ampleur des difficultés. Quand l'enfant joue au handball ou au football avec ses copains, ça coince. Les autres ont du mal à jouer avec lui, et certains se moquent, parce que les difficultés se voient.
Ça ne s'arrête pas au terrain de jeu. Monter et descendre les escaliers pose problème. Et à côté, l'école apporte son lot de difficultés d'apprentissage. Le trouble de la coordination ne reste pas cantonné au corps : il déborde sur les relations, le jeu et la scolarité.
Face à ces problématiques bien installées, l'enfant est revu en décembre 2023, un an après le premier bilan. Cette fois, le bilan s'accompagne d'un vrai suivi, qui dure environ un an. Entre-temps, une démarche de diagnostic du trouble développemental de la coordination est engagée, et le diagnostic est officiellement établi en décembre 2024.
Les progrès sont réels. L'enfant a une meilleure notion de l'équilibre et une meilleure coordination. Quand on lui demande de viser quelque chose ou de jeter un objet, il y arrive : le poids de 500 grammes qu'il lâchait à ses pieds, il le projette désormais quelques mètres devant lui. Il descend les marches comme il faut. Et au test, certains réflexes archaïques ne ressortent plus.
Reste l'honnêteté du tableau. Il y a encore des déséquilibres, parce qu'un trouble neurodéveloppemental ne disparaît pas. On ne guérit pas d'un trouble neurodéveloppemental. Le travail vise autre chose : aider l'enfant à mieux vivre son quotidien.
Le deuxième cas est plus récent. L'enfant est vu une première fois en décembre 2024, puis revu lors d'un stage en février 2025. Le contexte diffère du premier : ici, un trouble déficit de l'attention avec hyperactivité, un TDAH, accompagné de troubles de l'opposition.
Au test de départ, deux réflexes sortent du lot. Sur le réflexe tonique asymétrique du cou, le RTAC, l'enfant présente de grosses pertes d'équilibre. Sur le réflexe de Galant, ce sont des troubles importants au niveau sensoriel et tactile dans le dos : ça bouge beaucoup quand on stimule cette zone. Deux réflexes, deux types de gêne, l'un sur l'équilibre, l'autre sur la sensorialité du dos.
Entre la première visite et le stage de février, des exercices ont été donnés. La maman les a menés pendant quelques semaines. Leur objectif : calmer et apaiser le système nerveux.
La contrainte est très concrète. Les parents n'habitent pas à côté du praticien, ce qui rend les rendez-vous compliqués. C'est donc à la maison que ça se joue. La maman a fait les exercices pendant quelque temps, puis les a repris quand les difficultés de l'enfant ressurgissaient. Au test de février 2025, des choses sont régulées. Le travail mené par le parent, sur de courtes périodes et relancé quand c'est nécessaire, a produit un effet observable.
Un détail relie les deux enfants, et il pèse lourd. Dans les deux cas, l'enfant est inscrit dans un parcours de soins. Il y a les exercices, oui, mais il y a aussi tout le facteur pluridisciplinaire pris en compte autour.
L'idée est de mettre l'enfant en lien avec des professions médicales et paramédicales, qui vont l'accompagner pour mieux vivre son quotidien. Les exercices d'intégration des réflexes archaïques sont une pièce de ce dispositif, pas la totalité du dispositif.
Ce cadrage évite une promesse fausse. Un trouble neurodéveloppemental, qu'il s'agisse d'un TDC ou d'un TDAH, ne se guérit pas. Ce que vise le travail, dans les deux cas, c'est d'aider l'enfant à améliorer son quotidien. Garder cet objectif en tête, c'est aussi ce qui rend les progrès observés crédibles : ils sont réels parce qu'ils sont mesurés à la bonne aune.
Côté contenu pratique, l'épisode renvoie au type d'exercices utilisés avec ces enfants. Ils sont rassemblés dans un livre consacré au réflexe tonique asymétrique du cou.
Le livre contient une trentaine d'exercices, décrits par problématiques et de façon progressive. À cela s'ajoute une programmation à suivre, organisée sur cinq niveaux. De quoi avancer pas à pas selon les difficultés rencontrées au quotidien. Les exercices sont conçus pour être pratiques à mettre en place directement, comme l'illustre le cas de la maman qui les a menés seule à la maison.
Le livre est en vente depuis le premier dimanche de mars. Son accueil a été très favorable : numéro 1 des ventes dans trois catégories pendant quatre jours de suite, et une entrée dans le top 100 de toutes les ventes de livres confondues sur Amazon, ce qui reste rare.
Ce sont des réponses automatiques présentes dès la naissance. La plupart s'intègrent entre l'âge de 1 an et l'âge de 3 ans, c'est-à-dire qu'ils s'effacent au profit de mouvements volontaires. Une fois ce processus terminé, ils ne devraient plus se manifester dans le quotidien de l'enfant. Quand ils restent actifs au-delà, on parle de réflexes archaïques non intégrés.
Les deux cas présentés concernent des enfants porteurs d'un trouble développemental de la coordination pour l'un, d'un TDAH avec troubles de l'opposition pour l'autre. Les exercices sont réalisables par le parent à la maison : dans le deuxième cas, c'est la maman qui les a menés sur quelques semaines, puis relancés quand les difficultés revenaient.
L'épisode montre un enfant dont les difficultés débordent sur la scolarité, avec des troubles de l'apprentissage. Deux leviers ressortent. D'abord les exercices d'intégration des réflexes, que le parent peut conduire à la maison. Ensuite, et ça compte tout autant, l'inscription de l'enfant dans un parcours de soins pluridisciplinaire, avec des professionnels médicaux et paramédicaux. Les exercices accompagnent ce parcours, ils ne le remplacent pas.
Si le sujet te parle ou si tu as lu le livre, laisse un retour. Une précision utile au passage : sur Amazon ou Google, mettre des étoiles sans écrire de commentaire ne suffit pas toujours. Au bout d'un moment, ces plateformes finissent par supprimer les notes qui ne sont pas accompagnées d'un commentaire. Quelques mots écrits comptent donc davantage qu'une simple note.
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