Une cinquantaine de tests en biomécanique, des « 15000 feuilles » Excel, et cet aveu qui pique : « je faisais des tests mais je ne savais pas quoi en faire ». C'est tout le drame de l'évaluation du mouvement quand elle vire à la collection. Le quart d'heure labo #187 remet l'objectif à l'endroit : un bilan ne vaut que par la correction qu'il rend possible.
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Une cinquantaine de tests en biomécanique, des « 15000 feuilles » Excel, et cet aveu qui pique : « je faisais des tests mais je ne savais pas quoi en faire ». C'est tout le drame de l'évaluation du mouvement quand elle vire à la collection. Le quart d'heure labo #187 remet l'objectif à l'endroit : un bilan ne vaut que par la correction qu'il rend possible.
Au début de sa carrière, le praticien dont parle cet épisode collectionnait les tests. Une cinquantaine, rien qu'en biomécanique. Des feuilles partout, des tableurs Excel, ce qu'il appelle lui-même ses « 15000 feuilles ». Il analysait chaque mouvement, notait chaque rotation, mesurait chaque amplitude. Et puis vient l'aveu qui pique : « je faisais des tests mais je ne savais pas quoi en faire ».
Tu connais la scène par cœur. Tu places quelqu'un en overhead squat. La cheville coince, le corps shifte d'un côté, l'ouverture manque, le buste part en rotation. Tu notes tout, consciencieusement. Et au moment d'agir, plus rien. Tu as une photo nette du problème entre les mains, et aucun moyen de bouger quoi que ce soit dans la séance.
La vraie question est là : à quoi sert un bilan que tu ne sais pas corriger ? C'est le fil rouge du quart d'heure labo #187, enregistré à la veille d'un cours des fondations LabO RNP. Gaël y détaille ce qui sépare une accumulation de tests d'une évaluation qui sert vraiment sur le terrain, et ce que la « lentille neuro » change dans la lecture du mouvement.
Prends les systèmes d'évaluation du mouvement les plus répandus : le FMS, le GMC, et toute la famille. Sur le papier, des outils sérieux. Dans la pratique, le constat de l'épisode tombe sans appel : ils sont déjà, de base, mal interprétés ou mal réalisés. On les exécute mal, et surtout on en tire les mauvaises conclusions.
La racine du problème, c'est qu'on a oublié les concepts de base de la biomécanique. Avant même de parler de neuro, il faut savoir reprendre ces tests proprement, les maîtriser pour de vrai. Un test parfaitement décrit dans un manuel ne vaut rien si la personne qui le passe ignore ce qu'elle regarde et pourquoi.
Vient ensuite le réflexe d'accumulation. On enchaîne les protocoles, on remplit des grilles, on empile les résultats. Et au bout du compte, beaucoup de pros butent sur le même mur : « on fait beaucoup de bilans mais après on ne sait pas trop quoi en faire ». Le test devient une fin en soi. Tu peux annoncer fièrement tes 50 tests. Reste la seule question qui compte : qu'est-ce que tu en tires concrètement pour la personne en face de toi ?
Cette impasse, Gaël l'a vécue de l'intérieur, et c'est elle qui l'a poussé à repenser toute son approche. Il ne jette pas les tests à la poubelle pour autant. Il arrête simplement de tester dans le vide.
Parmi tous ces tests, l'overhead squat tient une place à part. C'est un test transversal : kiné, préparateur physique, coach ou entraîneur, peu importe ta profession, c'est un point d'entrée commun pour évaluer le mouvement. Tu demandes un squat bras au-dessus de la tête, et tu observes comment le corps s'organise sous la contrainte.
Ce que tu vois est riche. Une cheville limitée. Un shift, le corps qui se décale d'un côté. Un manque d'ouverture. Une rotation du buste. Chaque signe raconte quelque chose. L'épisode pousse même plus loin : à partir de ces observations, on peut tisser énormément de liens, notamment vers des problématiques de tronc cérébral selon les latéralités, selon le côté où le déséquilibre apparaît. La lecture des asymétries devient une piste de travail, plus qu'une simple note dans une case.
Le test, en soi, est donc un bon outil. En quelques secondes, il met sous tes yeux des informations utiles. La difficulté ne se loge pas dans l'observation. Elle arrive juste après.
On touche le cœur du problème. Ces différents critères, la cheville, le shift, l'ouverture, la rotation, les gens les constatent très bien. Ils savent les repérer. Ce qu'ils n'arrivent pas à faire, c'est les modifier.
La phrase de l'épisode ne laisse pas d'échappatoire : « tu notes tout ce que tu vois, mais si tu n'es pas capable de le corriger de manière instantanée, ça ne te sert à rien ». Ni avec tes athlètes, ni avec tes patients, ni avec tes sportifs. Dix critères repérés, dix critères que tu laisses tels quels au moment de la séance, ça reste une description. Une intervention, jamais.
Voilà où tant de bilans tournent à vide. Tu accumules de la donnée que tu ne peux pas transformer en action sur le moment. Le test se réduit à un diagnostic sans traitement disponible. Et chaque critère de plus que tu ne sais pas corriger alourdit ton bilan sans le rendre plus utile.
Si tu ne dois retenir qu'une phrase de cet épisode, garde celle-ci : « le bilan n'a d'objectif qu'une correction qui va y amener ». Tout le reste en découle.
Le sens est limpide. Un bilan, c'est bien beau, mais si tu n'en fais rien derrière, ça ne sert pas à grand-chose. La seule justification d'un test, c'est qu'il ouvre une voie : une perspective, une piste de réflexion pour régler la problématique de la personne, de l'athlète, du sportif ou de la personne en rééducation, par rapport à ce qu'elle vient chercher. Le bilan travaille au service de la correction, jamais l'inverse.
Faire un bilan pour faire un bilan ne mène nulle part. « J'ai fait 50 tests », d'accord, et alors, qu'est-ce que tu en tires ? Cette question, Gaël se l'est posée à lui-même quand il croulait sous ses feuilles Excel. C'est sa réflexion sur ce qu'il faisait concrètement sur le terrain qui l'a conduit vers la neuro, puis vers un testing beaucoup plus centré sur la personne et son objectif, à la place d'un testing multiplié à l'infini.
D'où l'adage qu'il aime répéter : less is more. Le moins tu en fais, mais qui t'apporte le plus. Plus d'hypothèses de travail, plus d'axes terrain exploitables. Un bilan court qui débouche sur trois pistes concrètes vaut mieux qu'un bilan fleuve qui ne débouche sur rien. Mesurer une amplitude, par exemple, c'est facile. La vraie question reste : pourquoi cette flexion de cheville est-elle limitée, et surtout, qu'est-ce que ça change dans ta discipline ? Si la réponse est « rien », le test n'avait pas à manger ton temps.
Derrière cette manie de mesurer des amplitudes pour elles-mêmes se cache une croyance bien installée : il faut être mobile pour être fort et ne plus avoir mal. Mobilité égale force égale absence de douleur. C'est propre, c'est rassurant, et c'est un raccourci.
L'épisode le range dans la même catégorie que ces croyances express du genre « mange des carottes et tu auras une meilleure vue ». Ça circule, ça se répète, ça finit par passer pour une évidence. Dans le monde de l'entraînement, ça donne le discours ambiant : « si tu es raide, si tu n'es pas mobile, c'est pour ça que tu as mal ». À force d'être véhiculé, le message s'installe, et les gens y croient. Les pros comme leurs clients.
Le souci, c'est qu'une amplitude prise isolément ne dit pas grand-chose. Personne ne pousse la porte de ton cabinet le matin en lançant « j'ai gagné 10 degrés de cheville ». Ce n'est pas pour ça qu'on vient te voir. Les gens débarquent avec une douleur, une limite dans leur sport, un objectif concret. Le degré d'amplitude reste un chiffre tant que tu ne le relies pas à ce qu'il permet, ou empêche, dans la vraie vie de la personne.
Réduire la performance et l'absence de douleur à une question de souplesse, c'est passer à côté de la moitié du tableau. La mobilité compte, oui. Seulement elle ne se suffit pas à elle-même, et c'est précisément là que la vision LabO vient compléter.
Chez LabO, l'évaluation voit plus large. Les screenings d'amplitude existent toujours, ils ne disparaissent pas. Ils se complètent. On y ajoute les déficits de force, on y ajoute la stabilité, l'équilibre. Trois qualités regardées ensemble, plutôt qu'une seule scrutée à la loupe.
La raison est limpide : l'amplitude seule n'est pas parlante. Le même degré de flexion peut vouloir dire des choses très différentes selon que la personne est forte ou faible sur cette zone, stable ou instable. C'est le croisement qui crée du sens. Évalue la force et l'équilibre en plus de l'amplitude, et le tableau devient lisible. Tu sais enfin sur quoi agir.
Bonne nouvelle pour ceux qui s'imaginent déjà du matériel hors de prix : évaluer la force ne veut pas dire sortir une plateforme de force ou une jauge de contrainte. Ça se règle en un testing de 30 secondes. Simple, rapide, applicable n'importe où. C'est l'un des points montrés en début de journée dans le cours des fondations, parce que c'est la brique de base sur laquelle tout le reste s'appuie.
Quand les pros formés recoupent ces trois qualités, amplitude, force, équilibre, ça fait du sens. Le bilan cesse d'être une liste de mesures éparses et devient une cartographie cohérente. Et c'est à ce moment qu'entre en scène l'ingrédient qui, selon l'épisode, fait tout basculer.
Ajoute la lentille neuro à ce screening à trois qualités, et « ça s'éclaircit et ça évolue de manière instantanée ». La formule est de l'épisode. Le bilan neuro cherche à évaluer le système nerveux et les réflexes archaïques, y compris chez l'adulte. À noter : l'épisode les désigne comme cible du bilan, sans entrer dans leur définition détaillée, alors on s'en tient là.
L'idée tient en une image. Certaines restrictions de mobilité n'ont rien de tissulaire. Tu peux faire tout le travail de développement que tu veux sur le tissu, ça ne bouge pas, parce que la limite se trouve ailleurs. C'est ton système nerveux qui tire le frein à main. Tant que ce frein reste serré, la mobilité demeure bloquée, quels que soient tes efforts sur le muscle ou le fascia.
Attention au contresens : la neuro n'a pas vocation à régler toutes les problématiques. Sa fonction est précise. Elle retire certains leviers, certains freins, pour te laisser exploiter vraiment ta force. Elle libère ce qui était retenu. Une fois le frein desserré, le travail tissulaire peut enfin produire ses effets. Les deux avancent de concert : la neuro lève les contraintes, et sur ce terrain dégagé, le développement tissulaire de la mobilité devient un vrai travail qui paie.
D'où l'insistance de l'épisode : tout outil a sa place dans un système et dans un continuum. La neuro ne remplace pas le reste, elle s'y emboîte. Elle n'est pas la solution unique, elle est la pièce qui débloque les autres. Penser en continuum, c'est arrêter d'opposer les approches et commencer à les ordonner : d'abord lever le frein, ensuite construire.
Tout ça débouche sur une inversion très concrète, l'objectif affiché de la journée de formation. L'ancien modèle, c'était 2 heures de test pour une correction qui mettait 6 mois à venir. Le modèle LabO, c'est 10 minutes de bilan et une correction en 30 secondes. Le rapport entre l'effort d'évaluation et le résultat obtenu se renverse complètement.
Concrètement, la journée du cours des fondations démarre par ce qu'est LabO RNP et ce que le système apporte aux kinés, préparateurs physiques, coachs et entraîneurs, puis pose les bases de la neuroanatomie et de la théorie. L'objectif annoncé ne laisse pas de doute : maîtriser un bilan complet en moins de 10 minutes pour évaluer le système nerveux et les réflexes archaïques, et savoir choisir les bons exercices pour obtenir des résultats immédiats, applicables dès le lendemain.
Ce « dès le lendemain » n'est pas une formule en l'air. L'épisode renvoie au retour terrain de l'atelier de Biarritz, la semaine précédente. En regardant le groupe quelques jours après, le constat saute aux yeux : les participants ont tous obtenu des résultats directs avec leurs patients. Kinés, prépas, coachs sportifs, tous profils confondus, ils ont réussi à appliquer la méthode auprès de leurs clients dès le lendemain. Voilà ce qui rend l'approche facilement maîtrisable : elle est pensée pour passer à l'action vite.
Et c'est cohérent avec l'ADN de LabO. À la base, ce sont des gens de terrain. Tout le système d'évaluation et d'entraînement a été construit pour le terrain. La théorie compte, mais la finalité reste d'aider un maximum de personnes, et pour ça il faut sortir des grilles et aller voir ce qui se passe en séance. Le contrat va d'ailleurs plus loin que la journée elle-même : après une formation chez LabO, tu repars avec un suivi, un groupe de séminaire, et un formateur qui répond quand tu butes sur une problématique. Tu montes en compétence sans lâcher le filet.
Pour résumer le déplacement que propose cet épisode : arrête de collectionner des tests que tu ne sais pas exploiter. Garde-en peu, et choisis-les pour ce qu'ils te permettent de corriger. Croise amplitude, force et équilibre. Pose la lentille neuro pour repérer le frein à main du système nerveux. Et juge ton bilan à un seul critère, la correction qu'il rend possible, en quelques secondes, sur la personne en face de toi.
Les systèmes conventionnels comme le FMS ou le GMC sont souvent mal interprétés ou mal réalisés, avec un oubli des concepts de base de la biomécanique. Le piège principal, c'est l'accumulation : on multiplie les tests, on remplit des grilles, et on ne sait plus quoi en faire ensuite. Beaucoup de pros se retrouvent avec beaucoup de bilans et aucune action concrète à la sortie. L'outil lui-même n'est pas en cause ; le problème, c'est de tester sans savoir exploiter le résultat.
L'overhead squat est un test transversal, valable quelle que soit ta profession, pour évaluer le mouvement. Tu observes plusieurs signes : une cheville limitée ou un shift d'un côté, un manque d'ouverture, une rotation du buste. À partir de ces critères, on peut tisser des liens, notamment vers des problématiques de tronc cérébral selon les latéralités, selon le côté où apparaît le déséquilibre. Mais repérer ces signes ne suffit pas : si tu n'es pas capable de les corriger de manière instantanée, le test ne te sert à rien sur le terrain.
C'est un raccourci, du même type que « mange des carottes et tu auras une meilleure vue ». L'idée que la mobilité égale la force égale l'absence de douleur circule beaucoup dans le monde de l'entraînement, jusqu'à ce que les gens y croient. Pourtant, une amplitude prise seule n'est pas parlante : personne ne vient te voir parce qu'il a gagné 10 degrés de cheville. Ce qui compte, c'est ce que cette amplitude permet ou empêche dans la discipline et l'objectif de la personne.
Pas l'amplitude seule. La vision LabO recoupe trois qualités : l'amplitude, les déficits de force et la stabilité ou l'équilibre. C'est le croisement des trois qui fait du sens, parce qu'un même degré d'amplitude veut dire des choses différentes selon la force et la stabilité de la personne. Bonne nouvelle, évaluer la force ne demande ni plateforme ni jauge : ça se fait en un testing de 30 secondes.
D'abord en identifiant l'origine du blocage. Certaines restrictions de mobilité n'ont rien de tissulaire : c'est le système nerveux qui pose un frein à main, et dans ce cas tu peux travailler le tissu sans rien débloquer. La lentille neuro sert à lever ce frein pour libérer la force, en complément du travail tissulaire, chaque outil ayant sa place dans un continuum. C'est ce qui permet l'inversion visée par LabO : passer d'un test de 2 heures corrigé en 6 mois à un bilan de 10 minutes corrigé en 30 secondes. Le retour de l'atelier de Biarritz le confirme, où kinés, prépas et coachs ont obtenu des résultats directs applicables dès le lendemain.
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