Évaluer le cerveau avant de l'entraîner, comme on évalue un muscle avant la prépa physique. C'est le virage qu'a pris Anthony, jeune préparateur mental, le jour où il a compris que l'entraînement cognitif sportif réclame une méthode, pas une recette. Tu évalues, tu programmes, tu périodises, tu réévalues.
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Évaluer le cerveau avant de l'entraîner, comme on évalue un muscle avant la prépa physique. C'est le virage qu'a pris Anthony, jeune préparateur mental, le jour où il a compris que l'entraînement cognitif sportif réclame une méthode, pas une recette. Tu évalues, tu programmes, tu périodises, tu réévalues.
Anthony sort tout juste de Bordeaux, jeune préparateur mental diplômé. Un jour, un staff sportif lui glisse une question toute bête : « quand tu nous fais faire cet exercice, concrètement, ça active quoi dans le cerveau ? » Silence. Devant des athlètes qui le voient comme un expert du cerveau, il encaisse : mince, je ne le suis pas.
La deuxième claque arrive sur le terrain. Un circuit de coupelles colorées, quelques répétitions, trois minutes au chrono. Et cette question qui le travaille : est-ce qu'il développe vraiment les capacités cognitives de l'athlète, ou est-ce qu'il lui sert une simple piqûre de rappel ?
Deux tensions, un même point d'arrivée. Le manque de fondement mesurable d'un côté, le piège de l'exercice trop court de l'autre, et au bout la même interrogation : à quoi ressemble un vrai entraînement cognitif ? Anthony y répond par une démarche carrée. Tu évalues, tu programmes, tu périodises, tu réévalues. La même logique que la prépa physique, à ceci près que la salle de muscu, ici, c'est le cerveau.
L'entraînement cognitif, c'est développer les capacités cognitives d'une personne. Chez l'athlète, ça revient à travailler la matière première de la performance qui se joue dans la tête : mémoriser, tenir son attention, inhiber un parasite, décider vite et juste.
Le mot « cognitif » ratisse large. Très large. Il englobe tellement de choses que le champ du cognitif et du neuro-training est aujourd'hui en pleine explosion. D'où le besoin de resserrer avant même de poser le premier exercice. Sans cadrage, tu finis par baptiser « entraînement cognitif » la moindre activité qui chatouille un peu la tête.
Anthony le dit sans détour : il ne se proclame pas expert en neurosciences, juste passionné de cet univers. Quand il a voulu se former, il a acheté la bible des neurosciences et une pile de bouquins, et il s'est pris un mur. Univers d'une complexité folle. Sa parade : passer par la vulgarisation, puis tout ramener à l'entraînement. C'est la bonne posture pour un pro du mouvement. Tu n'as pas à devenir neuroscientifique, tu as juste à comprendre assez pour entraîner avec méthode.
La préparation mentale, c'est un vrai métier. Anthony la décrit comme un accompagnement vers l'équilibre entre le bien-être et la performance, chez les athlètes mais aussi chez monsieur et madame tout le monde. Ne la colle pas dans la case « haut niveau » : elle parle à tout le monde, avec une boîte à outils piochée dans plusieurs spécialisations.
Un point de vigilance, quand même. En France, le métier n'est pas protégé. N'importe qui peut s'autoproclamer préparateur mental, et les formations et écoles pullulent. Le champ est traversé de courants : PNL, hypnose, EFT, une grosse branche développement personnel. Une discipline riche, donc, mais aux contours flous.
L'entraînement cognitif, lui, se tient juste à côté, comme une brique à part. Anthony et son interlocuteur travaillent tous les deux en neurosciences, sur le cerveau, avec des axes et une finalité un peu différents. La prépa mentale t'installe dans le bon état pour performer ; l'entraînement cognitif développe les capacités elles-mêmes. Les deux s'emboîtent, et c'est en empilant les deux qu'Anthony bâtit son suivi.
Voilà le déclic qui a tout fait basculer pour Anthony. Il entraînait déjà, mais il lui manquait les pièces pour évaluer avant d'entraîner. C'est précisément ce qu'il est venu chercher chez Labo RNP. Parce que sans évaluation de départ, tu programmes à l'aveugle, et tu n'as aucun moyen de savoir si ton travail produit quoi que ce soit.
Sa phase bilan empile plusieurs regards. D'abord le bilan psycho et préparation mentale, via un questionnaire psycho pour sportif. Ensuite une évaluation cognitive, menée avec des logiciels brevetés qui mesurent les fonctions cognitives des athlètes. Enfin le bilan RNP, ajouté à sa palette pour décrocher une vue d'ensemble.
De là sort ce qu'il appelle la confluence de données. Tu croises ces différentes sources, et de ce croisement naît le programme, puis le livret de travail de l'athlète. Le squelette reprend celui de la prépa physique : entraînement, évaluation, entraînement. Tu travailles, tu remesures, tu réajustes. C'est cette boucle de réévaluation qui rend le progrès visible et qui te dit quand changer de cap.
Aucune des trois entrées ne tient debout toute seule. Le questionnaire psycho te dit où en est l'athlète dans sa tête, l'évaluation cognitive chiffre ses fonctions, le bilan RNP éclaire les fondations sensorielles et réflexes. Pris isolément, chacun ne livre qu'une vue partielle.
En les superposant, Anthony tisse des liens qu'aucun outil ne donnerait à lui seul. Repérer, par exemple, qu'un athlète sous-performe à cause d'un souci de convergence visuelle. Plus tu ajoutes d'entrées au croisement, plus tu vois clair, et plus tu peux affiner la programmation et glisser des exercices supplémentaires dans son quotidien.
Sur les réseaux, dans les documentaires, l'entraînement cognitif débarque emballé dans la techno : lumières, travail de réactivité, casques posés sur la tête pour observer. Spectaculaire, et trompeur. Derrière l'image, il y a une méthodologie, et c'est elle qui fait le boulot. La dérive classique, c'est de se laisser piéger par l'outil et le marketing d'une lumière ou d'un concept à ballons de couleur.
Reprends les principes de la prépa physique, ils s'appliquent tels quels. Surcharge progressive. Volumes et intensités qui varient. Une fois ton évaluation faite, en fonction du sport et des KPI, tu montes une périodisation, soit en surcharge progressive, soit ondulatoire, selon le calendrier de compétition de l'athlète, ses prérequis et sa discipline. Le cerveau s'entraîne avec la même grammaire qu'un muscle.
Reste la question de la place dans la semaine de l'athlète. Anthony est lucide : il est le dernier à pouvoir s'imposer. La prépa physique ne bougera pas, l'entraînement technique non plus. Alors il vient colorer le calendrier existant avec son approche cognitive, avec l'aval des préparateurs physiques. Le travail se fait en synergie, pas en force. Et il le dit cash : aujourd'hui, une grosse partie du job tient à la communication et à la démocratisation de la discipline, parce que la formation reste éparpillée entre certifications et courants.
On est des êtres ultra sophistiqués, qui s'adaptent très vite à leur environnement. Mets le cerveau face à une difficulté, il encaisse en quelques semaines, parfois quelques mois, puis il performe, et la charge devient trop faible pour le faire encore progresser. Cette vitesse d'adaptation pèse directement sur la durée des séances.
D'où le seuil qu'Anthony met en avant : un minimum d'environ vingt minutes, à moduler selon la charge cognitive imposée, pour produire une vraie incidence sur le travail. En dessous, tu effleures. Sa méthodologie vise justement l'endurance cérébrale, sur le même principe qu'une programmation d'endurance cardiaque qui te prépare à un événement. Pour le cerveau, même chanson : tu travailles sa capacité à tenir l'effort dans le temps.
C'est là que les fameuses trois minutes de coupelles retrouvent leur vraie place. Quelques répétitions colorées, c'est court, c'est une piqûre de rappel, pas un développement des capacités. Dans un monde où tout se consomme de plus en plus vite, les athlètes ont justement de plus en plus de mal à tenir leur attention sur une tâche de haute difficulté, ce qui les met parfois en échec. L'endurance cérébrale répond pile à ce manque.
Concrètement, Anthony travaille quatre grandes familles : la mémorisation, l'inhibition, l'attention et la prise de décision. Pour chacune, il dispose de tâches très différentes, qui sollicitent le système visuel, le système auditif et la proprioception sensorielle. La durée donne le volume, les quatre familles donnent le contenu.
Anthony résume son évolution par une image. Face à la pyramide, il a réalisé qu'il ne touchait que le sommet. La RNP lui a permis de descendre vers les bases, vers les fondations. Tout en haut, le cognitif pur ; en dessous, le socle sensoriel et réflexe sur lequel il repose.
Il travaillait déjà pas mal la sensorialité et l'intégration sensorielle. Mais il a mesuré un truc : stimuler le système visuel a une incidence directe sur les performances de l'athlète. Encore faut-il savoir l'évaluer, ce qu'il a appris à faire. Le triangle visuel, vestibulaire, proprioception devient alors une grille de lecture : tu sais ce que chaque entrée apporte et comment les relier entre elles.
Le croisement avec le testing des réflexes archaïques affine encore le tableau. Un réflexe archaïque porte une composante motrice, posturale, émotionnelle et cognitive : il touche donc en plein le terrain d'Anthony. En mettant ce testing en parallèle de ses autres bilans, il récolte plus d'informations pour sa confluence de données, voit plus clair, et peut modifier la programmation déjà donnée ou ajouter des exercices ciblés au travail quotidien de l'athlète.
L'ordre compte. D'abord les principes, ensuite les méthodes et les outils, qui viennent se greffer sur ces principes. Tant que tu gardes cette hiérarchie, tu restes libre. Inverse-la, et tu deviens dépendant d'un outil ou d'une méthode, et tu perds la main sur ta démarche.
L'exemple du neurotracker dit tout du piège. Au début, Anthony s'emballe : c'est trop bien, il ne peut plus s'en passer. Puis il prend du recul et constate qu'il se met lui-même en retrait, que l'outil sert surtout de levier de motivation pour l'athlète, et que c'est l'application qui pilote la séance à sa place. Des outils qu'il plaçait au centre, il a fait des outils additionnels, intégrés dans un circuit, en veillant à ne pas dépendre de la technologie.
La techno reste stimulante, riche en ressources, en évolution constante, et clairement attirante pour qui aime ça. Mais elle ne fait pas tout. Ce sont des outils que tu additionnes à ta méthodologie, à ta réflexion, à ton système d'entraînement.
Conséquence logique : Anthony refuse le clé en main. En sortant de formation, c'est pourtant ce qu'il cherchait, une recette toute faite du genre « si tu vois ça, tu fais ça ». Il a fini par comprendre que ça lui rendait un mauvais service. Ce qu'il construit, c'est un système hybride, qu'il modélise lui-même selon sa méthode de coaching, en mode laboratoire. Il teste plein de choses avec ses athlètes, certaines routes ne mènent nulle part, d'autres fonctionnent. Son système ne se duplique pas et ne porte pas de label à son nom. C'est sa pâte. Et c'est exactement ce que la démarche demande à chaque praticien : agglomérer les connaissances pour créer la sienne.
C'est le développement des capacités cognitives de l'athlète : sa mémorisation, son attention, sa capacité d'inhibition, sa prise de décision. Le terme « cognitif » est très large, donc il faut resserrer le périmètre pour savoir précisément ce qu'on entraîne.
Deux pratiques distinctes mais complémentaires. La préparation mentale est un accompagnement vers l'équilibre entre bien-être et performance, traversé de courants comme la PNL, l'hypnose, l'EFT ou le développement personnel. L'entraînement cognitif, lui, développe directement les capacités cognitives. Anthony empile les deux dans son suivi.
Parce que l'attention devient de plus en plus difficile à tenir, dans un monde où tout se consomme vite, et que les athlètes peinent à rester concentrés sur une tâche de haute difficulté, ce qui les met parfois en échec. Le but, c'est de bâtir une endurance cérébrale, comme on bâtit une endurance cardiaque.
En boucle, calquée sur la prépa physique. Un bilan d'abord : questionnaire psycho pour sportif, évaluation cognitive via logiciels brevetés, puis bilan RNP. Le croisement de ces données donne un programme. Tu entraînes, tu réévalues, tu réajustes. La séance vise un minimum d'environ vingt minutes selon la charge, avec une périodisation progressive ou ondulatoire selon le calendrier de compétition.
Des logiciels d'évaluation brevetés pour mesurer les fonctions cognitives, et des technologies comme le neurotracker pour l'entraînement. Pose-les comme des outils additionnels greffés sur ta méthodologie, jamais comme la méthode elle-même. Les principes viennent d'abord, les outils ensuite, et tu évites d'en devenir dépendant.
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