Qu'est-ce qui te fait lâcher le rôle de coach pour devenir coach de coachs, puis mentor business? Jacob Hamel, fondateur de Quantum Training à Montréal, a monté ces paliers en une dizaine d'années, depuis l'ouverture de son premier gym en septembre 2013. Si tes pairs commencent déjà à venir te demander conseil, tu vas te reconnaître dans chaque étape, et repartir avec le levier qui transforme dix ans de tâtonnement en un an.
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Qu'est-ce qui te fait lâcher le rôle de coach pour devenir coach de coachs, puis mentor business? Jacob Hamel, fondateur de Quantum Training à Montréal, a monté ces paliers en une dizaine d'années, depuis l'ouverture de son premier gym en septembre 2013. Si tes pairs commencent déjà à venir te demander conseil, tu vas te reconnaître dans chaque étape, et repartir avec le levier qui transforme dix ans de tâtonnement en un an.
Jacob a toujours aimé apprendre. C'est son fil rouge, celui qu'il met en avant : toujours apprendre, toujours faire mieux. Quand tu te blesses tous les mois et que ton intuition ne suffit plus, il te reste deux options. Continuer à subir, ou aller chercher des outils. Il prend la deuxième. Le premier livre qu'il dévore, c'est le « Black Book of Training Secrets », un palier « next level » pour lui à l'époque.
Vient ensuite l'accumulation brute. Il tombe sur un site de référence bourré d'articles, et il en imprime près de 200, un classeur entier qu'il garde encore aujourd'hui. Aucune collection pour le plaisir de collectionner. Le mécanisme est direct : plus tu lis d'articles, plus tu suis de formations, plus tu observes de modèles, plus ta boîte à outils se remplit. Et le jour où un client stagne, ou se blesse, tu as un outil de plus à sortir au lieu de rester planté.
Il va se former partout : États-Unis, Canada, en ligne, Californie, Toronto. Il prend un peu de chaque coach qui l'inspire, garde ce qu'il aime, puis se bâtit sa propre vision à partir de ce mélange. C'est d'ailleurs comme ça que beaucoup de coachs européens l'ont connu, via son travail sur la biomécanique appliquée à l'hypertrophie. L'écart d'expertise qui finit par le séparer des autres ne tient à aucun don. Il vient de cet empilement d'outils, accumulé année après année, parce qu'il n'a jamais arrêté de chercher comment progresser le plus vite possible.
Le premier basculement n'arrive pas parce que Jacob a décidé de « monter en gamme ». Il arrive parce que des clients, eux-mêmes coachs, se mettent à lui demander conseil. Ils sentent qu'il sait des choses, et ils veulent comprendre. À force, Jacob se dit : ça m'a tellement aidé d'apprendre tout ça, j'aimerais avoir le même impact dans la vie des gens. Voilà le déclencheur de la transmission : l'envie de démultiplier ce qui t'a servi à toi.
Il monte sa première formation, une journée qui mêle entraînement et théorie. Le baptême est rugueux. Il raconte être rentré en avion la veille, les oreilles bouchées, et avoir donné toute sa formation le lendemain dans cet état, sans rien entendre correctement. Ça passe quand même. C'est souvent comme ça qu'on enfile une nouvelle casquette : dans l'inconfort, loin de la maîtrise.
À partir de là, il pousse du contenu informatif sur ses réseaux, les demandes montent, et la structure suit. Aujourd'hui, son académie en ligne a vu passer près de 2000 étudiants, avec une formation « Devenir entraîneur » et un parcours d'intégration. Il enchaîne aussi les conférences au Québec et en France. La logique tient en une ligne : un seul coach peut aider un nombre limité de gens directement. Pour crever ce plafond, tu formes d'autres coachs, qui iront aider du monde dans d'autres niches et d'autres pays.
Très vite, Jacob se retrouve avec deux business en parallèle : l'éducation (les formations) et le training (le gym et le coaching). Les deux à la fois, seul, impossible. Il se met donc à recruter. Des personnes pour l'administration, le marketing, tout ce qui n'est ni l'entraînement ni la pédagogie. L'équipe se construit graduellement, au rythme où les projets grossissent. C'est elle qui lui permet de garder sa casquette de formateur sans lâcher le terrain, et inversement.
Le deuxième basculement se repère à un détail dans les questions. En fin de formation, les coachs cessent de l'interroger sur la technique. Ils lui demandent autre chose : « comment tu fais pour attirer des clients? ». Le besoin a changé. Les gens qu'il forme savent désormais entraîner, mais ils galèrent à en vivre.
Jacob applique alors le réflexe exact du début sur l'entraînement, sauf qu'il le braque cette fois sur le business. Il lui manque des connaissances, donc il va les chercher : marketing, vente, administration, gestion. Il prend son premier mentor business en 2015, suit des formations en ligne et en présentiel, assiste plusieurs fois à un grand événement business aux États-Unis. Son processus de décision ne bouge pas d'un cran : quand je manque de connaissances, je vais me former auprès de quelqu'un qui sait.
C'est lors d'un de ces événements, à Miami, avec Philippe Mascate, que l'idée d'une formation business pour coachs prend forme. Les deux constatent que leurs gyms tournent bien, et se disent qu'ils pourraient transmettre ce volet là aussi. Premier essai sous forme de week-ends de formation. Mais Jacob réalise qu'il délaisse trop Quantum, que tout se complique, et il coupe net le projet pour se recentrer sur ce qu'il a déjà.
Puis la pandémie débarque. Il engage un coach business pour l'épauler, et apprend énormément durant cette période. Le monde lui pose de plus en plus de questions, alors il ouvre un groupe Facebook et partage tout, gratuitement. Un défi de prise de masse à la maison, par exemple : voici exactement ce que j'ai fait, voici les emails qu'on envoie, tout est donné. Ce partage gratuit, au cœur de sa façon de fonctionner, crée la demande. Et c'est lui qui l'amène à lancer son coaching business, à déléguer ses clients de training pour ne garder que les clients business. Plus payant, impact plus grand, et surtout plus de liberté, ce qui compte pour lui.
L'étape actuelle, qui dure depuis trois ans, c'est le Mastermind. Un regroupement de coachs et de propriétaires de gyms, accompagnés en coaching de groupe. On retrouve la même logique de plafond d'impact : seul, ou même avec une équipe, tu n'aides qu'un nombre limité de personnes. En fédérant une communauté, tu démultiplies encore une fois ta portée.
Le point d'orgue, c'est un événement annuel au Québec, « l'Atelier d'ascension », autour d'une centaine de personnes l'an dernier, et le double cette année (200 places, les 31 mai, 1er et 2 juin). Sur trois jours, on y parle business, impact, revenus, structure, liberté et mindset. Avec des intervenants venus du Québec, des États-Unis et d'Europe, et des formats VIP qui permettent de dîner et souper avec les membres du Mastermind et les speakers, pour échanger en direct.
L'idée clé que Jacob martèle ici tient en une phrase : ton mindset détermine la vitesse de croisière de ta business. Autrement dit, ce qui plafonne ta croissance, c'est ta tête, avant même la technique ou la stratégie. Et un mindset, ça se travaille en s'entourant des bonnes personnes. Un entourage d'un cran au-dessus tire ton mindset vers le haut, et ta vie suit. Sa définition du succès dépasse d'ailleurs l'argent : une cohérence entre l'identité personnelle, spirituelle et financière, alignée avec soi-même.
Voici la vérité contre-intuitive de l'épisode. Le sentiment d'imposteur ne disparaît pas avec l'expérience, du moins tant que tu continues d'évoluer. Jacob l'assume sans détour : il le ressent encore, dans plusieurs sphères. La raison est mécanique. Un coach qui reste à 40 clients et refait toujours les mêmes choses finit par se sentir à l'aise. Mais celui qui grossit franchit sans arrêt de nouvelles étapes, et sa business grandit plus vite que son développement personnel. Du coup, à chaque palier, la remise en question revient.
D'où vient ce sentiment, concrètement? De la peur de se planter, de la peur du jugement des autres, de ce que les gens vont penser. Et d'une part d'ego aussi, cette idée de « de quoi je vais avoir l'air si j'échoue ». Jacob précise que beaucoup de gens qu'on croit blindés ont le trac, certains ont la boule au ventre en backstage avant de parler devant des milliers de personnes. Le sentiment d'imposteur ne prouve pas que tu n'es pas à ta place. C'est un trait qui peut rester. Le travail, c'est de ne pas le laisser t'arrêter.
Son antidote, c'est de revenir systématiquement au pourquoi, et au pour qui. Lui n'a eu personne pour l'aider quand il était jeune, et il aurait aimé. Alors il agit pour sa femme, son enfant, sa famille, son équipe, et les gens qu'il peut aider. Quand l'événement de l'été le stresse, il se pose la question : si je ne le fais pas, qui va le faire? Aucun autre événement comme celui-là n'existe au Québec pour aider ces gens. Ce simple recentrage fait basculer son attention, de ses petites peurs vers l'impact qu'il veut avoir.
Il l'illustre avec deux histoires. D'un côté, un « Jean-Pierre » imaginaire de 60 ans qui se regarde dans le miroir sans être fier de lui, parce qu'il n'a jamais agi, et dont la vie déraille autour de lui. De l'autre, Louis, un coach croisé en formation, super compétent, qui avait pourtant fini par retourner dans un travail qu'il détestait, avec deux enfants à charge. Jacob l'a aidé à revenir au coaching, à décrocher plus de clients, à être plus heureux et à devenir un meilleur modèle pour ses enfants. Penser à ces gens, à ce que ton action change pour eux, voilà ce qui te fait passer à l'action les jours de merde, quand le stress et le doute prennent le dessus.
Si tu ne devais retenir qu'une chose, ce serait celle-là. La façon la plus rapide d'avancer dans un domaine, c'est de te faire coacher, d'aller voir les gens qui ont déjà ce que tu veux, et de payer pour passer du temps avec eux. Tu veux plus de résultats physiques avec tes clients? Va voir les coachs qui obtiennent ces résultats. Tu veux développer ton business? Va voir ceux qui ont déjà le business. Et pour le volet neuro, posture et optimisation athlétique, ce sont les formations LabO qui te perfectionnent sur ce terrain précis.
Le mécanisme derrière ce conseil tient à une histoire de ressources. Jacob en compte trois. L'argent d'abord, en pratique illimité : les gouvernements en impriment tous les jours, et tu peux en faire de mille façons. Les deux autres, l'énergie et le temps, tu les auras toujours en quantité limitée. Tout le calcul est là. Te rapprocher de quelqu'un qui a déjà atteint ton objectif ne t'achète pas de l'argent, ça t'achète du temps. Ce qui te prendrait dix ans à tâtonner seul peut prendre un an. Et ce temps regagné, tu le réinvestis pour être plus efficace, gagner plus, réinvestir encore. Une roue qui s'emballe.
Il le voit dans son propre Mastermind : certains membres ont grimpé leur chiffre d'affaires à plusieurs centaines de milliers de dollars par an en deux ans, et ouvert un gym avec une équipe, là où lui avait mis un an rien que pour embaucher son premier employé. Le raccourci, c'est l'entourage. Jacob insiste, peu importe vers qui tu vas, pas besoin d'aller le voir lui en particulier. C'est le concept qui compte : t'entourer de gens un, deux, dix ou quinze crans devant toi. Tout le monde qui réussit a ce contact d'un step en avant pour accélérer le processus.
Et il retourne l'objection classique. Beaucoup disent « investir là-dedans, ça coûte cher ». La vraie facture est ailleurs. Ne pas passer à l'action, ne pas te faire coacher, ne pas te rapprocher de ces gens, voilà ce qui coûte cher au bout du compte, en années perdues. Le jour où tu commences à comprendre l'importance de t'entourer, la vitesse à laquelle tu progresses dans toutes les sphères de ta vie devient un vrai game changer.
D'après le parcours de Jacob, ça repose moins sur un titre que sur quatre choses. Une passion d'apprendre en continu, qui ne s'éteint jamais. Une recherche permanente du mieux, née souvent d'un problème de terrain (pour lui, ses blessures à répétition). Un vrai goût du partage, l'envie d'avoir de l'impact dans la vie des autres. Et un mindset qu'on travaille en s'entourant des bonnes personnes, parce que c'est lui qui fixe ta vitesse de croisière.
L'épisode trace un chemin concret, celui que Jacob a lui-même suivi. D'abord transmettre, en montant des formations pour d'autres coachs. Ensuite mentorer sur le business, parce que c'est là que la plupart des coachs bloquent une fois qu'ils savent entraîner. Puis fédérer une communauté, via un mastermind, pour démultiplier l'impact au delà de ce qu'on peut faire seul ou avec une seule équipe. Chaque étape règle le plafond d'impact de la précédente.
Le critère de Jacob est simple : choisis les gens qui ont déjà le résultat que tu vises. Tu veux des résultats physiques avec tes clients ? Va voir les coachs qui les obtiennent. Tu veux un business solide ? Va voir ceux qui l'ont construit. Et accepte de payer pour passer du temps avec eux plutôt que d'avancer seul. Tu n'achètes pas seulement du savoir, tu achètes du temps, ta seule ressource vraiment limitée avec ton énergie.
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