Les neurosciences appliquées à la performance sportive, ça marche vraiment d'un point de vue scientifique, ou c'est de l'ésotérisme ? On pose la question franchement dans ce quart d'heure neuro, parce que beaucoup se la posent en silence. Tu entends « système vestibulaire », « réflexes archaïques », « posture », et une partie de toi flaire le flou.
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Les neurosciences appliquées à la performance sportive, ça marche vraiment d'un point de vue scientifique, ou c'est de l'ésotérisme ? On pose la question franchement dans ce quart d'heure neuro, parce que beaucoup se la posent en silence. Tu entends « système vestibulaire », « réflexes archaïques », « posture », et une partie de toi flaire le flou.
Prends le cervelet. Tout le monde connaît le cervelet. Tu ouvres un livre, tu vas sur YouTube, ses fonctions sont décrites partout. Et là, la logique s'enclenche : si une structure a des fonctions, on peut les tester ; si on peut les tester, on peut travailler dessus. Toute la neuro tient sur cette chaîne. La suite de l'article la déroule et la confronte aux études réelles, parce qu'il y en a, beaucoup plus que tu ne crois.
Repartons du cervelet, il rend la chose concrète. Ça fait belle lurette qu'on l'étudie. Ses fonctions sont posées noir sur blanc dans n'importe quel bouquin de neuro ou de sciences. Personne n'a rien inventé : c'est documenté, accessible, vulgarisé.
La neuro, la posture, les réflexes archaïques, au fond ça revient à regarder les branchements. Comment le tronc cérébral, le cervelet, les différents lobes se câblent les uns aux autres, et à quoi ils servent. Tu identifies une fonction, tu viens la tester chez le sportif, et si elle n'est pas optimale sur le terrain, tu la travailles pour normaliser le système.
Même logique qu'avec un muscle. Un biceps curl travaille ton biceps et te permet de fléchir l'avant-bras sur le bras. Personne ne réclame une étude scientifique avant d'oser charger une barre EZ. La fonction est connue, donc on s'entraîne dessus. Pour les fonctions cérébrales, le raisonnement est le même.
Et oui, ça évolue. On n'est pas arrivé au bout de la connaissance du cervelet, tant mieux : c'est le propre des sciences humaines d'avancer en continu. Travailler avec ce qu'on sait aujourd'hui n'empêche pas la science de préciser demain.
On est des êtres humains, on a besoin de preuve sociale. C'est mécanique. Avant d'acheter un produit, tu veux des témoignages ; si cinq ou six potes te disent que le nouveau blender de cuisine est génial, tu y crois et tu passes commande. Une étude scientifique, dans le fond, fait la même chose en plus rigoureux : on a testé plein de gens, on a vu des effets ou pas, et on dispose d'un retour exploitable. La preuve sociale, sous une forme ou une autre, c'est ce qui nous fait avancer.
Sauf que pour travailler sur quelque chose, tu n'as pas forcément besoin d'attendre l'étude, parce que tu vois la différence en direct. Tu fais un exercice neuro sur le système vestibulaire, et tu constates une amélioration immédiate : plus de force sur la chaîne postérieure, un meilleur schéma postural en extension, plus d'équilibre, et même plus de souplesse sur la chaîne. Pas besoin d'un papier pour le prouver, tu le vois.
Là, l'objection tombe toujours : « ouais, mais c'est peut-être l'effet placebo ». On s'en moque. L'effet placebo, c'est la première chose qui va fonctionner dans n'importe quel suivi, dans tout ce que tu entreprends dans ta vie. Il existe, tant mieux, c'est un levier. Le reconnaître ne disqualifie pas le travail, ça le démarre.
Le réflexe facile, c'est de tout balayer d'un revers de main : « il y a une ou deux études bancales qui prétendent qu'un balancement postural crée tel effet ». La réalité du corpus est ailleurs. On parle de centaines d'études qui font le lien entre la posture, la position du corps, l'éveil du système sensoriel et l'impact mesurable que ça a sur nous.
La neuro, rappelons-le, décrit le fonctionnement du cerveau : comment ça marche, comment ça se branche. C'est posé dans de gros livres, tu le trouves partout. À partir de cette base décrite, énormément de travaux viennent corréler une fonction et un effet observable. Le volume change tout l'argument.
Une étude bancale, ça existe, et pas seulement sur la posture. Tu prends 10 personnes, en plus pas du tout sportives, tu leur fais passer un protocole de base : forcément il y aura de l'amélioration. Avec un échantillon pareil, n'importe quoi « marche ». Et ce reproche vaut aussi pour les études sur la nutrition et sur le sport : il y en a plein de fragiles, par construction.
Les études qui comptent jouent dans une autre catégorie. Des travaux avec des milliers de personnes passées entre les mains de scientifiques, parfois suivies au cours de leur vie. Sur les réflexes archaïques, par exemple, certaines études suivent les mêmes personnes pendant 10 à 15 ans. À cette échelle, il y a du poids, et ça donne des bases sérieuses sur lesquelles construire. C'est ce type d'études qu'on s'efforce de référencer dans la formation Labo RNP.
Chez Labo RNP, la respiration est une des premières choses qu'on bosse, couplée à l'équilibre via le système vestibulaire. Pas un choix au hasard : la respiration est liée à la régulation de l'équilibre et à ton état émotionnel, et ce lien est massivement documenté.
Combien d'études ? Sur ce seul lien respiration / équilibre / état émotionnel, on en compte une quinzaine, compilées dans notre manuel, collectées notamment pour les amener dans le travail Labo Hypnose. Quinze études pour relier ces trois éléments, c'est énorme. On fait le pont entre le neuronal et les états émotionnels, et il est solidement appuyé.
Quand tu additionnes ce bloc respiration avec le bloc émotionnel-équilibre qu'on aborde juste après, tu arrives déjà à une vingtaine d'études, et quelques-unes en plus, sur seulement deux thématiques. Voilà l'ordre de grandeur réel du corpus, loin des « une ou deux études » qu'on agite pour discréditer.
L'émotionnel s'inscrit dans le corps, et la posture le raconte. Une personne anxieuse peut présenter un réflexe de peur paralysante, ou un réflexe de Moro encore présent : il y a eu un traumatisme qui n'a pas été classé. Et on dispose d'études qui corrèlent cet état et la stabilité chez les gens, toujours via le système vestibulaire.
Le corpus est ancien et continu : les études sur ce thème vont de 1952 jusqu'à 2012 pour les dernières ramassées, avec une bonne poignée de références solides. Parmi elles, des auteurs comme Gagey, une référence dans la posture, et d'autres neuroscientifiques qui ont mené ces travaux. On peut donc dire, sans extrapoler, qu'il existe une corrélation documentée entre anxiété et stabilité. C'était d'ailleurs au programme du dernier séminaire RNP, en juillet 2022.
L'illustration de terrain est frappante. Un ami travaille avec des personnes ayant subi des traumatismes liés à des violences conjugales. En début de séance, il leur fait passer des tests d'équilibre pour poser les bases de la neuro. Rien qu'un Romberg de base : pieds joints, bras le long du corps, regard droit devant. Sur des dizaines de personnes en suivi, toutes présentent un déficit d'équilibre. A-t-il eu besoin d'une étude pour le constater ? Non, il le trouve sur le terrain. Les études, elles, viennent confirmer derrière, et ça, c'est plutôt cool.
Les réflexes archaïques relèvent de l'ontogénèse, ce développement par étapes par lequel tout être humain passe. Et l'une de ces étapes est centrale : le ramper. Premier mode de mobilisation, au sens de déplacement, il pèse lourd dans le développement.
Là encore, il y a des études, et de manière rétrospective elles associent le fait de ramper, ce premier mode de déplacement, à la présentation d'une instabilité chronique de l'épaule. Le lien n'est pas une intuition isolée, il est mis en avant par les travaux.
Le mécanisme se comprend simplement. Pendant la phase de ramper, la coiffe des rotateurs entre en action : c'est à ce moment que se construisent l'articulation et sa stabilité. Quand cette étape est escamotée, le terrain est posé pour une instabilité chronique de l'épaule à l'âge adulte. Tu n'as qu'à relier le stade de développement manqué et le problème qui apparaît des années plus tard.
La méthode qu'on revendique tient en une phrase : ton hypothèse part du terrain. Tu observes quelque chose en salle, tu formules une hypothèse, puis tu vas la valider ou l'invalider. Le souci, c'est que beaucoup ne font pas l'effort d'aller chercher les articles. Ils attendent qu'on leur serve tout sur un papier : « envoie-moi ce que tu as ». Ça ne marche pas comme ça. Cherche de ton côté, pars de ce que tu observes, fais tes recherches, et ensuite on en discute. C'est la même démarche qu'un réel publié le 5 août sur le compte Instagram Labo, qui montrait les corrélations entre le grip, l'état de santé et l'état émotionnel : d'abord l'observation, ensuite la recherche.
Concrètement, où chercher ? Quand tu as une question sur une étude, tu vas sur PubMed et tu cherches : tu vas trouver énormément de choses. Et si tu n'accroches pas avec PubMed, prends un bouquin d'anatomie, ou même des vidéos YouTube vulgarisées, parce que beaucoup de monde passe par là et que c'est plus accessible. Tape « cervelet fonction » : tu tombes sur des vidéos d'anatomie descriptives et vulgarisées, tu vois qu'il y a des subdivisions, des fonctions, des structures comme le nodulus. Et tu retombes sur la chaîne de départ : s'il y a moyen de tester une fonction, il y a moyen d'agir dessus, simplement.
Garde en tête l'histoire de Charles Poliquin, ce très grand préparateur physique. Il a commencé à utiliser les clusters dans les années 80. La première validation scientifique de la méthode est arrivée en 2009, soit près de trente ans plus tard. Lui-même le disait en interview : « si j'avais écouté la science, je n'aurais peut-être pas eu le nombre de médailles olympiques que j'ai ». La pratique éclaire la science autant que la science éclaire la pratique. Ouvre ton esprit, et va chercher.
Pars d'une hypothèse née de l'observation sur le terrain, puis va croiser avec les sources toi-même au lieu d'attendre qu'on te les serve : PubMed pour les articles, à défaut un bouquin ou des vidéos de vulgarisation. Privilégie les études à grand effectif, avec des milliers de personnes et un suivi long, parfois sur 10 à 15 ans.
C'est scientifique. Les fonctions du cerveau sont décrites dans tous les manuels, et des centaines d'études relient posture, position du corps et éveil sensoriel à des effets mesurables. Le principe est simple : si une fonction existe, on peut la tester ; si on peut la tester, on peut la travailler.
Non, pas pour commencer à travailler. Sur un exercice de système vestibulaire, tu constates une amélioration immédiate de la force de la chaîne postérieure, du schéma postural en extension, de l'équilibre et de la souplesse. La preuve de terrain arrive souvent avant la preuve scientifique, qui vient confirmer ensuite.
Une étude bancale teste peu de monde, par exemple 10 personnes non sportives sur un protocole de base : l'amélioration est quasi garantie et ne prouve rien. Une étude solide suit des milliers de personnes, parfois au cours de leur vie. Le reproche vaut autant pour la nutrition et le sport que pour la posture.
Ils sont liés, et le corpus est conséquent : une quinzaine d'études sur ce seul trio, compilées dans le manuel Labo RNP. C'est pour ça que la respiration se travaille en premier, couplée à l'équilibre via le système vestibulaire.
Parce que c'est pendant la phase de ramper que la coiffe des rotateurs entre en action et construit la stabilité de l'articulation. Des études rétrospectives associent un ramper escamoté à une instabilité chronique de l'épaule chez l'adulte.
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