On t'a partagé notre bible des ressources, et depuis, une question revient sans arrêt : c'est quoi LA formation neurosciences du mouvement à faire ? La réponse honnête déçoit sur le moment, puis elle libère. Aucune formation unique n'existe ; il existe un chemin, bâti sur près de 15 ans chez les fondateurs de chaque discipline et validé en permanence par le terrain.
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On t'a partagé notre bible des ressources, et depuis, une question revient sans arrêt : c'est quoi LA formation neurosciences du mouvement à faire ? La réponse honnête déçoit sur le moment, puis elle libère. Aucune formation unique n'existe ; il existe un chemin, bâti sur près de 15 ans chez les fondateurs de chaque discipline et validé en permanence par le terrain.
Quand on nous demande quelle formation suivre ou quel livre lire, on comprend l'intention. Toi aussi tu veux la formation neurosciences du mouvement qui va tout débloquer. Le souci, c'est que cette question présuppose qu'une seule porte existe, et c'est précisément ça qui te bloque.
La bible des ressources, on l'a justement montée pour répondre à ça : exposer les grands ouvrages sur lesquels on s'appuie. Il y en a plusieurs, en français, en anglais, en allemand, en russe. Et derrière ces livres, il y a aussi beaucoup de formations. Prise isolément, aucune de ces ressources ne fait le travail. Ce qui compte, c'est l'assemblage, et l'ordre dans lequel tu le construis.
L'idée directrice de tout l'épisode tient là : tu construis un parcours, tu n'appliques pas une recette. Si tu attends qu'on te lâche le titre magique, tu vas rester sur ta faim. Si tu acceptes de bâtir un cheminement, tu as une carte.
Quand on parle de performance au sens large, plusieurs sphères se rattachent au sportif. Chez nous, quatre grands domaines structurent le travail : la posturologie, les réflexes archaïques, la neurologie fonctionnelle, et l'apprentissage moteur (le versant entraînement). Ce sont les piliers qu'on cherche à relier.
Pour saisir pourquoi l'apprentissage moteur pèse autant, distingue deux rôles. Développer les qualités physiques, c'est facile, c'est le boulot du prépa physique. À côté, le prépa athlétique est le garant du transfert : il s'assure que les qualités développées se transposent vraiment dans la discipline. Et ce transfert passe en grande partie par l'apprentissage moteur. Sur le terrain, les problématiques sont très souvent d'ordre moteur, sur la technique et la tactique, avec la dimension psychologique qui entre aussi en jeu.
On retombe sur les quatre coactifs qui englobent la performance d'un sportif : le physique, le technique, le tactique et le psychologique. Notre réflexion de fond consiste à aller se former chez les meilleurs dans chacun des grands éléments (réflexes archaïques, posturologie, neurologie fonctionnelle, apprentissage moteur), puis à tisser les liens pour que l'un nourrisse l'autre.
L'objectif final : un système complexe, mais structuré par des arbres décisionnels. Pour proposer le meilleur aux personnes qu'on accompagne, et pour que ceux qu'on forme repartent avec la boîte à outils la plus exhaustive possible face à la personne qu'ils ont devant eux.
Une fois que tu commences à creuser, tu repères vite un truc : il y a énormément de monde qui répète, à droite à gauche. Beaucoup de perroquets. Une vieille phrase de développement personnel résume bien le réflexe à prendre : « qui écoutes-tu ? » À force, tu deviens de plus en plus sélectif sur ce que tu choisis d'écouter.
Prends les réflexes archaïques. Regarde les références sérieuses, et tout converge vers trois grands courants : le courant Blomberg, le courant Masgutova et le courant Sally Goddard. Tu peux faire le tour de tout le monde, à la fin l'origine est là, chez ces trois-là. Chez nous, on a couvert les trois : on a fait Masgutova, Adrien a fait Blomberg, et Sally Goddard au complet de notre côté.
Le principe se formule en une phrase. Si tu veux l'information originelle, celle des pères fondateurs du courant, tu vas chez eux. Les petites formations à droite à gauche ont leur intérêt à un moment donné, mais pour attraper l'essence de l'information, tu remontes à la source.
Et il y a une raison mécanique derrière. Une formation, c'est un partage d'expérience. Ce partage vient avec les années. Une formation théorique, c'est bien beau, ce qui nous intéresse vraiment, c'est ce que le formateur a expérimenté sur le terrain. Donc on va chez les gens qui ont le plus testé, le plus longtemps. C'est ça qui te donne de la matière exploitable, et pas juste du contenu.
Le chemin n'est pas unique. À trois, on a trois cursus, trois manières de réfléchir, trois cheminements distincts. Et ils se rejoignent. Voilà comment chacun y est arrivé.
Pour Seb, ça a démarré pendant le cursus universitaire, en licence puis en master. Avec énormément de pratique : on encadrait pas mal de sportifs à l'époque, beaucoup dans le foot. En appliquant ce qu'il voyait en cours, il a repéré pas mal de manques côté solutions terrain. Premier réflexe d'étudiant fauché : la bibliothèque, des piles de livres empruntés. Puis, au fur et à mesure que l'expérience se construit, les certifications privées en parallèle du cursus, pour répondre aux problématiques concrètes.
Côté apprentissage, Coerver est arrivé tôt, en 2012-2013, avec plusieurs niveaux. Coerver, pour faire simple, c'est une méthodologie d'apprentissage spécialisée dans le foot, très axée sur la technique individuelle du sportif. Ça lui a ouvert de nouvelles pistes : comment aménager une situation pour amener un comportement voulu sur le terrain.
La posturologie est venue de deux côtés. D'abord des problématiques personnelles, notamment des douleurs au dos. Ensuite, une question d'apprentissage : pourquoi tel sportif y arrive et tel autre non ? À force de chercher, en mode nerd, tu tombes sur le système nerveux, puis sur une de ses branches, la posturologie. Le déclic : tout ça, on en avait parlé en STAPS (la neurologie fonctionnelle, la posturologie), mais c'était rangé dans une case, faute de savoir quoi en faire sur le terrain. Les formations et les lectures suivantes ont débloqué le « ah, comme ça je pourrais l'appliquer ».
Un point capital sur l'ordre : chaque formation prépare la suivante. Certaines donnent des billes directement utilisables, d'autres posent les bases qui rendent la formation d'après compréhensible. Attaquer la grosse formation trop tôt, c'est risquer de ne rien comprendre et de se perdre. Dans le top, on retrouve la posturologie clinique avec Bricot, une des premières du genre, qui apporte les bases avec ses forces et ses faiblesses. Puis la première formation en neurologie fonctionnelle, celle de l'institut IP alors présent en France, qui donne les bases pour l'entraînement : pas vraiment d'évaluation, mais l'idée d'entraîner ou de calibrer le système nerveux. Et pour aller plus loin et plus précis, il faut accepter d'aller se former un peu partout dans le monde, parce qu'en France il n'y a finalement pas grand-chose. Les réflexes archaïques, avec Sally Goddard au complet, sont venus dans cette logique.
Adrien ne sort pas d'un milieu sportif académique. Milieu associatif à la base, un bac en commerce, puis engagement dans la gendarmerie très tôt. La boxe en association, et très vite on lui demande de prendre en charge les compétiteurs. Problème : aucune compétence en prépa physique. S'entraîner, il faisait ça depuis des années, mais sans base théorique. Alors il a téléphoné à des préparateurs physiques des fédérations où il bossait pour savoir quoi mettre en place. Il est tombé sur des gens bien, comme Victor Sastio, qui l'ont orienté vers les bonnes lectures.
À partir de là, il a lu énormément, jusqu'à devenir un vrai autodidacte de la préparation physique, en passant ses brevets et ses BPJEPS dans différents domaines. Mais ce qui l'a le plus aidé, c'est le terrain. Chaque fois qu'il découvrait quelque chose, il l'expérimentait. Quand Keven Arseneau (croisé au Canada, invité du podcast) a sorti son recueil d'une centaine de techniques d'entraînement, Adrien est allé tout essayer, sur lui et sur ses sportifs, pour voir ce qui marchait vraiment. Avec un contexte exigeant : la boxe française, la boxe thaï, le kickboxing, puis le MMA, des sollicitations très différentes, et peu de temps pour le conditionnement physique pur dans des structures associatives.
À force de mal s'entraîner sur lui-même, il a commencé à se blesser. Christophe Carrio venait en stage à Nancy, un formateur qu'il suivait depuis tout petit, à l'époque de Karaté Bushido. Il prend ses places, et c'est l'ouverture complète. Un 13 avril, il sort du stage et change toute sa façon de s'entraîner : correction fonctionnelle, exercices type FMS, foam roller. Les résultats sur lui-même l'amènent à appliquer ça sur les gens. Il se forme FMS, devient conseiller technique national pour sa fédération, et forme beaucoup de monde. Là, il se cogne au même mur que Seb : ça marche chez certains, pas chez d'autres, sans comprendre le pourquoi.
C'est David qui le pousse vers une initiation en posturologie pour le haut niveau, à Lyon, avec Vincent Estigarde, de l'école CUS. Le truc qui change tout, dit pendant le week-end : « la posturologie c'est bien, mais on ne forme pas de coach sportif là-dedans. Il y a un domaine qui vient avant la posture : les réflexes archaïques. Va te former là. » Adrien s'inscrit directement, puis enchaîne avec la neurologie fonctionnelle en faisant venir Mat Boulet en France (institut IP), les deux à un mois d'intervalle. Révélation. Les réflexes archaïques, cet univers qu'il ne connaissait pas, et la neurologie fonctionnelle qui lui ouvre l'esprit sur le fonctionnement du corps. Mais toujours ce besoin de connaître les connexions : pas seulement « ça va t'aider à tenir plus droit », mais pourquoi, par quel cheminement.
Ensuite, l'approfondissement : tous les modules de réflexes archaïques à l'IMP, notamment avec Perrine Henry Dolnois ; Neuroludo, un vrai game changer pour le travail avec les enfants ; l'école Blomberg, intéressante parce qu'on s'aperçoit que ce que Blomberg préconisait au début a parfois été largement modifié ensuite ; et surtout Masgutova, un éclaircissement énorme, avec déjà beaucoup de cours suivis sur la quinzaine proposée. Le cursus Milo aussi. Avec du recul, l'institut IP a posé de bonnes bases au départ, ZLS a ouvert l'esprit sur la neuro, et Carrick apporte des détails théoriques poussés, parfois trop spécifiques et chers au regard de ce que tu en ressors côté terrain. Mais le top 1 reste sa pratique terrain en salle, les bilans, qui ont nourri une grande partie des théories et des fondements de Labo RNP. Côté livres : Sally Goddard, compliqué si tu ne connais pas déjà les réflexes archaïques ; et son meilleur livre à lui, son atlas de neuroscience, parce qu'il montre les connexions, et qu'à partir des connexions, tu comprends ce qu'il faut venir activer.
Romain a commencé en 2010, par une introduction de 3 ou 4 jours à la posturologie avec Holoslab, le centre de Mauricio Conzoli et de sa femme Alexandra Bensabat, ostéopathes, à Nice (là où il a fait son master). Ils travaillaient avec une technologie, le postural bench, et pas mal d'apnéistes, où l'on voyait l'impact directement. Asymétries, observation des yeux : il a appris ces bases-là dès 2010 et les a tout de suite intégrées dans ce qu'il a appelé son bilan fonctionnel.
Ce bilan, il le fait évoluer depuis le début des années 2010. Au départ très mécanique : tests FMS, tests Strongfit à un moment, tests de raccourcissement musculaire. L'idée derrière reste simple : dresser la carte d'identité du mouvement de la personne en face, pour prendre les décisions de programmation les plus éclairées possible, et toucher du doigt la vraie individualisation, loin des programmes génériques, ceux des meilleurs athlètes qui ne fonctionnent pas forcément sur tout le monde.
Le postural bench l'a aussi titillé sur la respiration : on voyait l'impact de la respiration nasale ou buccale sur les pressions dans tout le corps, surtout sur la zone centrale (un lien avec le vermis, qu'on connaît mieux aujourd'hui). Le mécanisme derrière : le cerveau tourne au glucose et à l'oxygène, donc la respiration est centrale dans toute prise en charge. De là, ZLS, dont il a acheté les tout premiers cours en ligne (avant, c'était uniquement en présentiel, des Américains qui intervenaient notamment aux Pays-Bas). Gros choc sur tout l'aspect inconscient : la stabilité réflexe qui passe par le tronc cérébral, la boucle sensori-motrice, en dessous du mouvement volontaire qui nous intéresse en tant que prépa physique.
Pour améliorer ce mouvement volontaire, et donc les coordinations, la technique et la tactique, il est passé par le RPR (Reflexive Performance Reset), mis en avant par Cal Dietz. Une bonne partie de son système d'entraînement s'appuie sur le triphasic training de Cal Dietz. Le RPR, ce sont en gros des points neurolymphatiques, les points de Chapman revisités, et ça marche plutôt bien ; Cal Dietz parle aussi du GO drill, du vestibulaire, du visuel. Cette base sensori-motrice doit ramener à une amélioration de la performance sur l'acte volontaire. Tout ça vient d'une volonté claire : en tant que prépa athlétique, viser le transfert sur le terrain. Passer de 200 à 250 au squat, il s'en moque, si ça ne fait pas progresser dans la discipline. Cette logique l'a mené vers Wolfgang Schöllhorn et l'apprentissage différentiel, l'apprentissage par contraintes, puis vers les cours et les livres de Frans Bosch.
Le fil conducteur, c'est ce bilan qui ne cesse d'évoluer depuis 2010, avec des tests comme Shirado ou Sorensen, un bilan qui montait jusqu'à 2 heures. Il l'a mis en œuvre au pôle athlétisme de Strasbourg, à la Fédération suisse d'athlétisme pendant 2 ans sur les lanceurs, et comme réathlétiseur dans un centre de formation de Ligue 1. Tout ça lui a permis de raffiner le bilan, parce que l'objectif n'est pas de multiplier les tests, mais d'avoir une batterie la plus précise possible pour une carte d'identité la plus précise possible. En fonction des points bloquants, il est allé chercher les formations et lectures pour aller plus loin : par exemple Schwerman avec Signal 6, utilisé au jour le jour avec les athlètes, ou Tim Anderson avec Original Strength (reconnecter le grand X, ce qui ressemble beaucoup à l'étoile des réflexes archaïques). Grand lecteur, il a construit une bibliothèque conséquente en science du sport, avec l'objectif d'avoir lu le maximum de choses plusieurs fois et d'avoir les bonnes mécaniques de recherche dans l'ensemble.
Voilà ce qu'on revendique comme notre valeur propre. Dans la majeure partie des courants de réflexes archaïques, l'apprentissage moteur est très peu pris en compte. Leur grand axe de développement, c'est l'usage des réflexes archaïques pour l'apprentissage scolaire, ou pour la gestion émotionnelle et le PTSD. L'aspect performance sportive, ou optimisation, reste peu développé.
Et le problème déborde des réflexes archaïques : en neurologie fonctionnelle aussi, c'est très peu développé, et en posturologie non plus. Le lien avec le sportif, ZLS le fait un peu, mais ensuite il faut aller creuser et recouper avec le reste par soi-même. Ces ponts entre les disciplines et l'apprentissage moteur, ils n'existent nulle part de manière constituée.
C'est là que les échanges entre formateurs deviennent précieux. Après la formation Sally Goddard, par exemple, échanger avec les formateurs fait surgir des angles inédits : « ah, je n'avais pas vu ça comme ça », « avec les enfants, je n'avais pas vu ça comme ça ». Adrien étant le spécialiste des enfants, et les autres travaillant peu avec ce public, le croisement de leurs expériences ouvre des usages que personne ne voyait seul.
Relier la posturologie, les réflexes archaïques, la neurologie fonctionnelle à l'apprentissage moteur et au transfert sur le terrain, c'est exactement le travail de fond. C'est le centre du système.
On le dit tous les trois, sans nuance : le terrain passe avant la théorie. Pour Adrien, le top 1 de tout ce qu'il a fait, c'est sa pratique terrain, devant toutes les formations citées. Une grande partie des réflexions de Labo RNP part des bilans qu'on fait. Et régulièrement, en bilan, on voit un truc qu'aucune formation ne nous avait appris. Ce sont ces constats qui ont fondé les théories de Labo RNP.
Le mécanisme est simple. Une formation théorique te donne un cadre, mais c'est l'application qui te dit ce qui marche. Adrien testait chaque technique sur lui et sur ses sportifs avant de la valider. Romain a raffiné un bilan pendant 15 ans en confrontant les tests à la réalité de centaines de sportifs en compétition. Sans cette boucle, le savoir reste mort.
Et cette expérience-là ne se compresse pas. Ça fait presque 15 ans qu'on se forme et qu'on teste, à trois. Tu ne peux pas remplacer ces années par un stage intensif. C'est cette expérience qui t'amène les réflexions, et qui oriente les prochaines formations à suivre et les prochains ouvrages à lire.
La conséquence est nette : si tu ne mets pas en application pour te faire tes propres expériences, par rapport aux problématiques que tu avais en amont, tes formations ne te servent à rien, tes lectures ne te servent à rien. Tout ça doit avoir un objectif concret.
Voici la conclusion conceptuelle de l'épisode, et elle est contre-intuitive. Plus tu en sais sur un sujet, plus la connaissance suivante coûte cher. Quand tu ne connais rien, tu achètes le premier livre venu sur Amazon, 15 ou 20 euros, et tu dévores des pages entières de choses nouvelles. Une fois que tu as lu 10 bouquins sur le sujet, tu ne prends plus le premier venu : tu vas chercher beaucoup plus en profondeur, une formation, parfois un mentorat privé avec une personne précise. Ça coûte de plus en plus cher pour de moins en moins de nouveauté.
D'où le piège du collectionneur d'introductions. L'image, c'est le dresseur Pokémon qui en a beaucoup, mais qui ne les fait pas évoluer. Des gens ont déjà fait toutes les initiations sur tous les sujets, mais à un moment, pour aller plus loin, il faut passer le step. Enchaîner des intros te donne des manières différentes d'aborder une même chose, sans pour autant ajouter de la connaissance. Surtout que dans la plupart des formations, c'est en avançant dans les niveaux que tu récupères le plus de bagage et d'explications. Le constat terrain, après 15 ans, tient en une phrase : pousse un sujet à fond. À multiplier les petites intros sur différents domaines, tu n'ajoutes rien de concret et de tangible à ton système.
C'est exactement pour ça qu'on est obligés, aujourd'hui, d'aller chercher des contenus très précis, sous forme de mentorat ou de formation, parfois sur des sujets qui n'ont a priori rien à voir, mais qui font corps dans le système une fois reliés par la réflexion de fond.
Et c'est là que Labo RNP prend son sens, sans qu'on cherche à te le vendre. Le système se construit dans la durée et évolue en continu. On fait une veille scientifique quotidienne, il ne se passe pas un jour sans lecture d'études, et les méta-analyses qui sortent viennent régulièrement nous faire revoir des choses. Concrètement, il n'y a pas 6 mois sans que le bilan qu'on propose évolue, et aucun séminaire Labo RNP n'est identique au précédent. Labo, c'est l'interface entre nos trois chemins, démultipliée par les échanges quotidiens avec les profils du Mastermind (ostéopathes, kinés, médecins, coachs sportifs, prépas athlétiques) qui testent de leur côté. À trois, ça ne fait pas une réflexion fois trois, ça fait plutôt fois dix ou fois quinze, parce que chaque constat terrain validé est immédiatement corrélé sur le grand nombre de clients et de patients du collectif.
Il n'y en a aucune en particulier. C'est la question qu'on nous pose le plus souvent, et la réponse honnête tient en un chemin pluriel : plusieurs formations, plusieurs lectures, dans un ordre qui te prépare étape par étape, et beaucoup de recherche personnelle. C'est aussi pour ça qu'on a publié la bible des ressources, qui recense les grands ouvrages de référence.
Trois grands courants fondateurs structurent le domaine : Blomberg, Masgutova et Sally Goddard. Si tu veux l'information à la source, va chez l'un de ces trois pères fondateurs. De notre côté, on a couvert les trois (Masgutova, Blomberg pour Adrien, Sally Goddard au complet).
Ça dépend de ton niveau. On cite souvent Sally Goddard, mais il est compliqué si tu ne connais pas déjà les réflexes archaïques. D'autres livres existent, parfois si simplistes que tu n'en tireras rien. Pour Adrien, le meilleur livre reste son atlas de neuroscience, parce qu'il montre les connexions, et qu'à partir des connexions tu comprends comment ça fonctionne et ce qu'il faut activer.
Pas nécessairement, et nos trois parcours le prouvent. Deux d'entre nous viennent de l'université (cursus STAPS jusqu'au master pour l'un, master à Nice pour l'autre). Le troisième est un autodidacte parti d'un bac en commerce et de la gendarmerie, qui a appris la prépa physique au téléphone puis en dévorant la lecture et en passant ses brevets. Le diplôme aide, sans être le point d'entrée obligatoire.
Pour tous ceux qui accompagnent le mouvement et la performance. Dans le Mastermind, on retrouve des prépas physiques, des prépas athlétiques, des kinés, des ostéopathes, des coachs sportifs, des médecins et des thérapeutes. Chacun arrive avec ses formations en amont, sa manière de comprendre et d'appliquer, et tous nourrissent le même système central.
Plus que ce qu'on voudrait te vendre. Que ce soit en 2, 3 ou 4 jours, ou même en une semaine pour les plus gros cursus, tu n'auras jamais tout compris. Ça prend des années, et même nous, après près de 15 ans, on continue d'évoluer en permanence grâce à une veille scientifique quotidienne. C'est un savoir vivant, jamais un savoir qu'on referme.
Cinq phrases reviennent tous les jours sur le terrain, elles sonnent rigoureuses et bienveillantes, et pourtant les sciences contemporaines de l'apprentissage moteur les démontent une par une depuis 60 ans. Un seul chiffre suffit à mesurer le décalage : un bébé qui apprend à marcher chute dix-sept fois par heure, et c'est précisément ce taux qui fabrique sa vitesse d'apprentissage stupéfiante. Et si ce qu'on fait pour aider, sécuriser, corriger, répéter, expliquer, était exactement ce qui bloque la progression de nos athlètes ?
L'activité physique change la donne pour le TDAH de l'enfant. Adrien Chartier, préparateur physique depuis plus de vingt ans et cofondateur de Labo RNP, le résume en une phrase : on envoie nos enfants deux heures aux devoirs et trente minutes de sport le mercredi, il faudrait faire l'inverse. Voici le mécanisme neurologique, comment juger les approches selon leur niveau de preuve, et un plan progressif sur douze semaines à lancer dès demain.
L'hyperactivité motrice de l'enfant est d'abord un signal. Quand un enfant bouge sans arrêt, son système nerveux cherche le plus souvent à se réguler, à se stimuler ou à évacuer une tension. Comprendre ce que ce mouvement résout change tout ce qu'on va lui proposer.