Découvrez comment LabO RNP comble le trou opérationnel dans la formation des pros du mouvement humain entre biomécanique et neurosciences.
Publie le 21 mai 2026
L'étage manquant est l'idée centrale de LabO RNP. C'est le constat empirique que dans la formation francophone des pros du mouvement humain, il existe un trou opérationnel entre la biomécanique (qui regarde le geste exécuté) et les neurosciences cliniques (qui regardent le cortex), sur lequel personne n'a posé de grille intégrative praticable.
Cet étage, c'est celui de la décision motrice et de la boucle sensori-motrice. LabO RNP existe pour combler ce trou : pas en inventant une science, mais en traduisant un savoir éclaté en silos en une grille opérationnelle à quatre piliers, transmissible dès lundi matin à un pro du mouvement.
Été 2020. Trois préparateurs physiques qui se sont croisés dans des formations communes (neurologie fonctionnelle, réflexes archaïques, posturologie clinique) puis ont échangé pendant des mois sur Messenger viennent de mutualiser un mois de travail pour proposer un bilan en ligne autour de la boucle sensorimotrice. Sébastien Zimmer, Adrien Chartier, Romain Katchavenda.
Le jour du live de présentation, cinq cents pros du mouvement sont connectés. Coachs sportifs, préparateurs physiques, kinésithérapeutes, ostéopathes, psychomotriciens. À la fin du live, ils proposent leurs bilans. Le live bugue. Un seul bilan vendu sur cinq cents personnes. Cette nuit-là, ils restent en visio jusqu'à deux heures du matin. À 2h17, ils écrivent un mail collectif à toutes les personnes du live : « À quoi vous attendiez-vous ? Soyez francs. »
La réponse, au réveil, est massive et univoque : personne ne voulait un bilan, tout le monde voulait une formation. Les pros formés ne demandaient pas une nouvelle évaluation. Ils demandaient l'étage qui leur manquait pour lire et reprogrammer ce qu'ils avaient devant eux le lundi matin.
« Il manque un étage. Celui du cerveau. »
C'est ce trou opérationnel, entre la biomécanique qui regarde le geste exécuté et les neurosciences cliniques qui regardent le cortex, que cinq cents pros ont nommé en creux ce soir-là, et que LabO RNP a fini par appeler l'étage manquant. C'est dans ce trou que vit la moitié des cas qu'un pro du mouvement rencontre chaque semaine : la personne qui plafonne sans cause biomécanique identifiable, l'athlète qui répète la blessure en miroir, l'enfant dont la posture résiste à six mois de renforcement.
La dimension empirique de ce constat n'est pas spéculative. Elle est documentée par les remontées de plus de neuf cents pros formés dans six pays, par les études Adrien Chartier en milieu scolaire (2025) sur les enfants TND, et par le retex continu de la communauté LabO. L'étage manquant n'est pas une formule de marque. C'est une observation reproductible que les pros formés font sur leur propre pratique, avant et après l'avoir lu.
Le signe diagnostique de l'étage manquant est toujours le même, quel que soit ton territoire : la personne accompagnée qui plafonne malgré la rigueur du protocole. Tu fais ce que tu sais faire, tu le fais bien, et pourtant ça ne tient pas, ça ne progresse pas, ça revient.
Pour un kiné face à une lombalgie qui récidive après six mois de rééducation propre, l'étage manquant est ce qui décide que la posture protectrice tient encore alors que la blessure originelle a été résorbée. Tu sens, sous tes doigts, le tonus paravertébral qui ne lâche pas. Tu sais que tu ne peux pas le détendre par la périphérie. Mais sans accès à cet étage, tu corriges la sortie indéfiniment.
Pour un préparateur physique face à un athlète qui plafonne dix-huit mois sans cause biomécanique identifiable, l'étage manquant est la stratégie posturale figée à une bascule pelvienne. C'est le cas pivot Coaching : « D'un point de vue biomécanique, il ne se passait rien. »
Pour une psychomotricienne face à un enfant qui ne s'organise pas pour lire, l'étage manquant est le réflexe archaïque résiduel qui parasite la décision motrice en amont du geste de lecture. Le bilan classique ne le voit pas, parce qu'il ne le cherche pas.
Le moment où un pro voit l'étage manquant pour la première fois est rarement un cours. C'est un instant. Pendant un séminaire LabO, on lui demande de regarder un athlète marcher avant de toucher quoi que ce soit. Il regarde. Et là, en silence, dans son corps, il comprend : toute ma carrière, j'ai travaillé sur ce qui exécute, jamais sur ce qui décide. Il a quarante-sept ans. Il vient de voir ce qu'il avait toujours regardé sans le voir.
« Vos outils sont bons. Votre grille de lecture s'arrête un étage trop bas. »
On entend dire que l'étage manquant est un manque en science, que LabO prétendrait découvrir un continent inconnu. Pas un manque en science. Un trou opérationnel dans la formation pro francophone. Sherrington a posé la boucle en 1906. Gibson a fondé l'écologie dynamique en 1979. Friston a formalisé l'inférence active en 2011. La science a posé toutes les pièces depuis longtemps. Ce qui manquait, ce n'était pas une découverte, c'était la grille intégrative praticable que personne n'avait construite pour un pro du mouvement, en français, applicable dès lundi matin.
On entend dire ensuite que pointer un manque revient à accuser les confrères et les écoles existantes. C'est exactement l'inverse. Le système d'enseignement vend en pièces détachées un savoir qui devrait être continu, et apprend à corriger le geste sans jamais reprogrammer la décision qui le précède. On t'a fait payer pour apprendre l'articulation, le muscle, le fascia. Personne ne t'a vendu l'étage du dessus parce que personne ne l'avait à vendre. C'est une critique systémique, pas une critique ad personam des fondateurs ou des écoles.
On entend dire que l'étage manquant est une révélation marketing. C'est un constat empirique reproductible : les pros formés font l'observation par eux-mêmes en regardant leur pratique avant et après. Mesurable. Rapportable.
Et on entend dire, enfin, que LabO RNP est encore une formation de plus à empiler dans une bibliothèque déjà saturée. On répond par une phrase simple : ce n'est pas une formation de plus, c'est la grille de lecture qui ordonne celles que tu as déjà empilées. L'étage manquant ne remplace rien. Il met en ordre tout ce que tu sais déjà faire, en posant en amont la lecture qui te manquait.
L'étage manquant n'est pas un manque en science. C'est la mise en grille opérationnelle de ce que la science a posé, mais en silos qui ne se parlaient pas.
Sherrington pose en 1906 la boucle réflexe et le circuit sensori-moteur fermé. Magnus établit en 1924, dans Körperstellung, que la posture est une affaire de tonus piloté par le tronc cérébral. Bernstein formalise en 1967 le problème des degrés de liberté et l'organisation hiérarchique du mouvement. Trois pièces majeures, dans trois langues différentes, isolées les unes des autres.
À partir de 1970, Goddard Blythe et l'INPP documentent l'empreinte des réflexes archaïques sur la motricité adulte. Gibson, en 1979, fonde l'approche écologique de la perception, en rupture explicite avec le paradigme représentationnaliste. Carrick structure dès 1979 la neurologie fonctionnelle clinique. Quatre nouvelles pièces, chacune dans son champ, sans pont entre elles.
Damasio, entre 1994 et 2018, réintègre l'émotion dans la cognition motrice. Friston formalise en 2011 l'inférence active : pièce contemporaine qui verrouille la primauté prédictive du système nerveux.
Toutes ces pièces existent. Aucune n'avait été mise en grille opérationnelle pour un pro du mouvement, en français, applicable dès lundi matin. C'est ce que LabO RNP a fait en 2020.

La Reprogrammation Neuro-Posturale (RNP) est une discipline professionnelle francophone fondée en 2020 par trois préparateurs physiques (Sébastien Zimmer, Adrien Chartier, Romain Katchavenda). Elle apprend aux pros du mouvement humain à lire la décision motrice qui précède le geste à travers une grille intégrative à quatre piliers (neurologie fonctionnelle, réflexes archaïques, posturologie, entraînement), puis à la reprogrammer.
J'ai relu cette semaine la narrative review de Guzman-Munoz et collègues, parue en mars 2026 dans le Journal of Clinical Medicine. Le titre annonce un cadre intégratif pour l'équilibre postural humain. Ce qui m'a frappé, ce n'est pas tant la synthèse des mécanismes, qui reste classique, c'est le travail de mise à plat conceptuelle au début de l'article. Les auteurs prennent le temps d'isoler deux notions que la littérature francophone et la pratique clinique mélangent presque toujours : le contrôle postural et l'équilibre postural.
Et si la posture n'était pas qu'une question d'alignement ? Découvrez comment notre corps répond aux stimuli et comment mieux comprendre cette dynamique.