Découvrez l'efficacité des rotations externes de l'épaule pour prévenir les douleurs chez les handballeurs et explorez une approche globale pour la santé de l'épaule.
Bienvenue dans le quart d'heure Neuro, où nous abordons vos interrogations sur le sport et la neurologie. Aujourd'hui, nous nous penchons sur une question concernant l'efficacité des exercices de rotation externe de l'épaule pour la prévention des douleurs chez les handballeurs, suite à une étude partagée récemment.
Un auditeur partage son expérience : malgré des années de rotations externes prescrites par ses entraîneurs et thérapeutes, sa mobilité d'épaule reste limitée et des tensions persistent. Cette situation soulève des questions sur l'approche actuelle et propose d'explorer des pistes plus complètes pour la santé de l'épaule chez les athlètes, et notamment les handballeurs.
L'étude en question, intitulée "Nordic No Benefits of 8 Weeks of External Rotation Strength Training for Youth Handball Players", a examiné la force des rotateurs externes et le ratio rotateurs externes/internes. Elle s'est penchée sur l'efficacité de 5 à 10 minutes d'entraînement avec élastique chez des adolescents de 16 ans.
Les résultats suggèrent que cibler uniquement les rotateurs externes pourrait ne pas être suffisant. Il est probable que d'autres éléments, comme les fixateurs de la scapula, soient également cruciaux et devraient être ciblés en amont.
Il est important de noter que l'étude ne conclut pas à l'inutilité totale de ces exercices pour tous, mais plutôt qu'une approche isolée n'est pas la panacée. Le protocole impliquait deux exercices, trois fois par semaine après l'entraînement de handball, sur une période de huit semaines, avec un groupe contrôle ne pratiquant pas ces exercices.
Se limiter à des mouvements de rotation externe pour améliorer l'épaule est une vision trop simpliste. En préparation physique, une approche holistique est essentielle. Si les rotations externes ciblent un aspect de l'équilibre structurel de l'épaule, elles ne représentent qu'un tiers des trois principaux exercices intéressant le haut du corps en termes de force.
Les forces générées lors d'un lancer en handball sont très différentes des forces sollicitées par de petits exercices d'isolation. Il est donc pertinent de combiner ces exercices d'isolation avec des mouvements de force plus importants.
Quant à la douleur, elle est un mécanisme de survie. Si le système est déséquilibré et perçu comme menaçant, il mettra en place des mécanismes de protection face à des stress comme un lancer puissant. Travailler sur les fondations sensorielles et la prédiction du système nerveux est une piste de réflexion importante.
La coiffe des rotateurs peut être mieux sollicitée par des mouvements plus globaux comme le "ramping" (ramper), qui met en place des mouvements complexes de l'épaule et développe la force globale.
Lorsque la mobilité articulaire est retrouvée, il est impératif de la renforcer, et cela passe par des exercices de force. Des outils comme les sangles isométriques peuvent être utiles pour travailler sur des amplitudes limitées.
Il est aussi crucial de ne pas seulement remplacer les exercices de rotations externes, mais plutôt de les compléter par de nouvelles approches.
Les problèmes d'épaule ont souvent d'autres origines, notamment des dysfonctionnements oculaires ou des problèmes sensoriels au niveau des mains (réflexes, axe main-bouche). L'épaule est là pour servir les besoins de la main. Si la main rencontre des problèmes tactiles ou visuels, cela peut se répercuter sur l'épaule et le coude.
Des exercices oculaires ou sensoriels pour les mains peuvent donc être très bénéfiques. De plus, il est primordial de considérer le tonus des extenseurs, souvent négligé dans le travail de l'épaule. Plutôt que de se limiter à des ratios "pull/push", il est intéressant d'explorer des approches plus neurologiques.
La préparation physique met souvent l'accent sur la production de mouvement, mais oublie la force réflexe, qui passe par le tronc cérébral. Cette force réflexe est essentielle pour le maintien postural, la régulation du tonus des extenseurs et fléchisseurs.
Des exercices spécifiques peuvent cibler l'extension ou les extenseurs, ou abaisser les fléchisseurs, en agissant sur différentes structures du tronc cérébral.
Le corps cherche d'abord à se stabiliser avant de bouger. Ainsi, la stabilisation réflexe est primordiale. Il est recommandé de faire un bilan complet, y compris les réflexes archaïques et la posture, auprès d'un professionnel compétent.
Si les méthodes actuelles n'apportent pas satisfaction, il faut envisager d'autres possibilités, comme le renforcement autour des scapulae (crossover symmetry).
La folie est de refaire la même chose en espérant un résultat différent. Il faut également prendre en compte l'historique des blessures, les déséquilibres entre les côtés du corps, ainsi que les problèmes de convergence oculaire et autres aspects posturaux qui peuvent entraîner des limitations à l'épaule.
Enfin, revoir la charge d'entraînement et la programmation si la douleur persiste est essentiel.
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