Découvrez comment Gaël Faury fusionne technique, physique et neurosciences pour améliorer la performance en VTT. Une approche novatrice et individualisée !
Gaël Faury, déjà intervenu sur l'iso-inertiel, nous revient pour partager son approche unique mêlant technique, physique et neurosciences dans l'entraînement en VTT.
Ancien athlète qui excellait par sa technicité plutôt que par son physique pur, Gaël a développé une méthode pour aider ses athlètes à progresser en s'appuyant sur le fonctionnement du système nerveux central.
Pour lui, maîtriser un virage, un freinage ou un saut en vélo n'est qu'un ensemble de contractions musculaires correctement coordonnées et séquencées. Cette compréhension l'a poussé à explorer le lien entre les capacités techniques et les prérequis neurologiques, remettant en question la séparation traditionnelle entre entraînement technique et physique.
Gaël a constaté des parallèles frappants entre l'apprentissage du vélo, qu'il enseigne aux jeunes athlètes, et le fonctionnement du système nerveux. L'apprentissage du vélo suit une pyramide : d'abord la sécurité (freiner, équilibre, pédaler), puis les compétences plus complexes (sauter, prendre des virages), avant de rivaliser contre le chrono.
De la même manière, le système nerveux a des prérequis fondamentaux qui permettent d'accéder à des niveaux de compétence supérieurs.
En superposant ces deux pyramides, Gaël a développé des techniques d'entraînement innovantes. En analysant les mouvements spécifiques du VTT, il identifie les prérequis du système nerveux nécessaires. Par exemple, pour tenir en équilibre sur un vélo, il travaille sur les outils d'équilibre du système nerveux, en adaptant les exercices à chaque jeune.
Grâce à cette approche, Gaël a mis en place un screening technique et physique, lui permettant de comprendre pourquoi un athlète est plus à l'aise sur un virage à gauche qu'à droite.
Il a remarqué que les facilités ou difficultés observées sur le vélo correspondaient souvent à des schémas similaires retrouvés lors de l'analyse des voies corticales et sensorielles du système nerveux.
Son constat est le suivant : un exercice de vélo, qui sollicite de nombreux prérequis simultanément, peut être trop complexe. En isolant le système ou la voie nerveuse qui pose problème et en proposant une tâche spécifique requérant une réorganisation, l'athlète progresse.
Loin de vouloir "commander" un mouvement, l'idée est de donner une tâche qui "impose" au corps de se réorganiser pour atteindre le résultat souhaité.
Cette méthode permet d'intégrer des exercices très analytiques, ciblant des voies spécifiques, directement dans la pratique du VTT. L'objectif est d'ajouter un "bruit" contrôlé au système, c'est-à-dire une contrainte ou une stimulation supplémentaire, au juste niveau pour provoquer une adaptation sans dénaturer la pratique.
Cela s'inscrit dans la notion de transfert, où les gains obtenus en travaillant une fonction spécifique se répercutent sur la performance globale.
Gaël souligne l'importance du cervelet. Le freinage en VTT, par exemple, sollicite non seulement le gainage et la force-endurance pour résister aux forces, mais aussi la motricité fine de l'index.
Le cervelet, responsable de cette motricité fine, est également impliqué dans la stabilisation du centre du corps et le système vestibulaire.
Ainsi, des problèmes de motricité fine ou de coordination, pouvant se manifester par des difficultés à l'écriture, peuvent être liés à un dysfonctionnement du cervelet.
En ciblant spécifiquement ces zones par des exercices adaptés, on peut améliorer la performance au freinage et la stabilité générale.
La respiration joue un rôle crucial. Une mauvaise gestion respiratoire peut impacter le système nerveux, en activant des systèmes d'alerte et en entravant la récupération.
La coordination de la respiration avec le mouvement est essentielle pour le transfert de force et la stabilité du corps, notamment à vélo où les membres sont contraints.
Gaël critique l'approche exclusive des études posturales qui règlent le vélo à la morphologie sans considérer le corps en mouvement. Une cage thoracique fermée ou une mauvaise respiration à la base peuvent entraîner des compensations et des douleurs.
En travaillant sur la respiration et la "midline" (la ligne médiane du corps), on ouvre d'autres pistes pour résoudre des problèmes qui étaient auparavant difficiles à aborder.
L'approche de Gaël Faury rend les athlètes acteurs de leur performance. Ils apprennent à identifier ce qui fonctionne pour eux et à comprendre les connexions entre les exercices spécifiques et leurs sensations sur le vélo.
Cette dynamique permet de développer une performance plus consciente et individualisée, où l'athlète sait comment optimiser son fonctionnement pour surmonter les défis techniques et physiques.
Cette méthode démontre que, tout comme en musculation la maîtrise des bases est essentielle avant la haute intensité, en VTT, la maîtrise de la basse vitesse est un prérequis à la haute vitesse.
Les premiers résultats sur le terrain sont probants et confirment la pertinence de cette approche intégrée, qui ne cesse d'évoluer face aux adaptations individuelles.
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