Découvrez comment le trauma et la posture interagissent à travers l'expérience de Benjamin Heckel, ancien gendarme, qui aide les victimes de violence.
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Cardor Neuro. Nous poursuivons notre exploration des thèmes liés au trauma et à la posture. Aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir Benjamin Heckel, un ancien gendarme qui a dédié sa vie à aider les victimes de violence. Dans cet épisode, il partagera son parcours et son expertise sur la gestion du stress et des traumatismes.
Benjamin, rebonjour et merci d'être avec nous. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter ?
Bien sûr. J'ai passé 17 ans dans la gendarmerie, principalement dans des unités d'intervention. Récemment, j'ai quitté l'institution pour me consacrer à mon association, où j'aide les victimes de traumatismes, notamment les femmes victimes de violence conjugale. J'utilise des ateliers de self-défense combinés à des outils de préparation mentale pour leur apprendre à gérer leur stress.
Dans cet épisode, nous allons discuter de trois axes principaux. Le premier concerne notre réaction au stress violent, notamment dans des situations d'intervention.
En 2016, j'ai vécu une intervention très intense. Nous devions interpeller un individu menaçant avec un fusil à pompe. Lors de l'assaut, il a tiré sur notre colonne, et j'ai été blessé par un éclat de balle. C'était un moment de stress extrême où mon esprit a commencé à fonctionner en mode « tunnel », ce qui m'a permis de réagir instinctivement grâce à mon entraînement.
Après une intervention aussi intense, quel a été ton état émotionnel?
Au départ, j'étais en état d'excitation, probablement dû à l'adrénaline. Mais le lendemain, j'ai réalisé l'ampleur de la situation. Cela a provoqué une sorte de vagues d'émotions, allant de l'excitation à la réflexion profonde sur ma vie et ma sécurité.
Il est intéressant de noter que le stress post-traumatique peut varier d'une personne à l'autre. Certains réagissent fortement, tandis que d'autres passent plus facilement à travers. Lors des débriefings, nous avons pu constater que chacun vivait la situation différemment.
En parallèle, tu as mis en place des ateliers pour les femmes victimes de violence conjugale. Peux-tu nous parler de ton approche?
Lors des ateliers, il est crucial d'instaurer un climat de confiance. Les femmes viennent avec une appréhension, souvent liées à leurs expériences passées avec les forces de l'ordre. Mon rôle est de les aider à libérer leurs émotions et à reconstruire leur estime de soi.
La reconstruction est un processus long et complexe. Les participantes doivent non seulement apprendre des techniques d'autodéfense, mais aussi travailler sur leurs émotions et leur confiance. J'utilise une approche holistique, combinant la boxe, la relaxation et des outils de gestion émotionnelle pour aider ces femmes à retrouver leur pouvoir personnel.
Merci, Benjamin, pour ce partage d'expérience enrichissant. Si nos auditeurs souhaitent en savoir plus sur toi et ton travail, comment peuvent-ils te contacter?
Ils peuvent me retrouver sur les réseaux sociaux, sous le nom de mon association "Matit Sport", ou m'écrire directement par mail. Merci à tous d'avoir écouté cet épisode !
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